La Pensée Multiple

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Tirs au fusil de chasse sur des arabes.

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K.
Gourou.



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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:32

J'entends qu'aujourd'hui on tente par tous les moyens médiatiques possibles et imaginables de cacher la réalité sous le tapis. Et que si un jour un français "de souche" tue un arabe à Cergy et que le frère a le temps de le venger en tuant à son tour un français "de souche", la vie dans les banlieues va vite tourner à la guerre ethnique. Et sii le gouvernement ne réagit pas immédiatement les gens vont voter massivement pour un homme qui leur promettra de "régler le problème". Un tel degré de communautarisation ne peut conduire, en France, qu'à la catastrophe. Or, plus longtemps on met à ouvrir les yeux, pires seront les conséquences.

Pour P2P, je préfère éviter de répondre. J'ai expliqué ma position, j'ai exposé sur quelle expérience et sur quelle raisonnement elle se fonde, libres aux autres de prendre cela pour le délire paranoïaque d'un petit blanc menacé. On sait de toute façon que ceux qui paient et paieront l'addition ne seront pas les responsables, à savoir les bourgeois coincés dans leur rêves. Sur les citations, j'ai eu la chance miraculeuse de suivre des études dans un établissement correct, ce qui m'a permis de voir les deux faces de la France, et de rationnaliser mon discours. Enfin, pour ce qui est des expériences, on n'est pas obligé de tomber dans Le droit de savoir. Je ne tiens plus à étaler ce qui m'est arrivé (qui n'est qu'un sordide échantillon de ce qui arrive à la plupart des français vivant dans des zones populaires), tu es visiblement profondément incapable de le comprendre.
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liberté
Mr. Hyde



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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:41

Pasdeparanoia a écrit:
liberté a écrit:
La, on en est à l'histoire de l'oeuf et de la poule.

Si ils se font controler 10 fois par jour, c'est qu'ils ne sont ni au collège, ni au lycée, ni au travail.
Mais bon, mettons cela sur la crise.

Qu'est ce que tu entends par réaction des français de souche et du gouvernement ?


Comment peux tu écrire cela ? T'as vécu en banlieue ? T'as déjà mis les pieds dans une cité ?
Dans un collège ou un lycée du 93 ? Non, alors tu te tais.


J'ai vécu en banlieue, et la misère, elle est le fait de derniers arrivés, clandés pour beaucoup, alors que l'immigration est officiellement arrétée depuis 1974 en France.

Dans un collège ou un lycée ? Oui !

Tu es qui pour donner des ordres de parler ou de se taire ?
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liberté
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:44

karg se a écrit:
Citation:
Et alors, tu ne changes rien au problème des méfaits des descendants d'immigrés.
Trollage.

Citation:
La population carcérale française prouve que ce ne sont lpas les gens de souche qui commettent les délits.
Seulement les meurtres et les viols, la délinquance économique touche surtout les ouvriers, les chômeurs et les sdf. 80% des détenus sont des pauvres.

Citation:
Ils ne sont pas intégrés, eux ?
Comme l'a dit PdP, va dans les quartiers pauvres anglais. J'ai eu la chance d'en voir un aperçu durant mon voyage scolaire en Angleterre. On croirai du Dickens.

Je crois que ça sert à rien, il a des idées arrêtés, fausses, raciste et refuse tout argument contraire, quelques soient les preuves solides qu'on avance (études, témoignages, stat). Je considère donc Liberté comme un troll et je ne répondrai a aucun de ses messages. J'invite les autres à faire de même.


80 % des détenus sont pauvres : comment expliques tu que la moitié, environ, si ce n'est plus, sont arabes ou noirs ?

Les descendants d'italiens, d'espagnols, de polonais sont riches, en France ?
Cessez vos images d'épinal, et voyez la vérité en face.

Le laxisme des gouvernements successifs envers l'immigration nous ont conduits à la situation catastrophique ou nous sommes.

Aprés, vous vous étonnez que des coups de fusil retentissent.

Comme le dit K, cela ne peut qu'empirer, jusqu'à ce que l'irréparable se produise, et que la population de souche se tourne vers un homme dur.

2002 ne vous a pas suffi ?

2007 vous fait croire que 2002 n'était qu'un petit passage de l'histoire ?
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Dernière édition par liberté le Jeu 9 Oct - 14:48, édité 1 fois
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karg se
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:47

Citation:
Viens vivre dix ans à Bagnolet, tu verra que tu sera le seul blanc de ton quartier et que les immigrés qui vivent là sont loin, très loin de ton envolée grotesque sur les prolétaires de tous les pays. Les maliens restent entre maliens, les pakistanais entre pakistanais. Pourquoi font-ils cela ? Parce que tous les matins ils vont faire la queue sur un parking de la zone industrielle en attendant/espérant qu'un entrepreneur vienne les louer pour la journée. Si ils ne se soutiennent pas entre communautés, ils disparaissent. Voilà la réalité des effets du discours immigrationniste, je la vois tous les jours.


Si les structures sociales de l'état sont insuffisante, le communautarisme se développe.

Si la ségrégation spatiale enferme les pauvres, souvent immigrés, dans les même zone, le communautarisme se développe.

Le discours immigrationiste que je supporte, c'est un discours basé sur la capacité du pays à accueillir, de façon contrôlé et organisé, des gens venus d'autre pays à la recherche d'une vie meilleur. Il s'agit pas de balancer des gens dans les ghetto en espérant qu'il s'en sorte, mais de mettre en place des processus d'intégration active. Ces processus permettent ensuite d'être exigeant avec les immigrés.

Ensuite la pauvreté est un trop grand problème en France pour qu'on considère que l'immigration en est la cause. Pour différente raison très rationnel et sans lien avec leur volonté, les immigrés, notamment d'Afrique, sont en première lignes quand la crise a frappé.

Citation:
source
Les immigrés sont trois fois plus nombreux à travailler dans les emplois peu qualifiés que dans les professions supérieures (29 % contre 10 %), alors que les non-immigrés sont également représentés aux deux extrêmes du spectre professionnel (14 % contre 15 %). On en déduit souvent à tort que les immigrés et leurs descendants sont confinés au bas de l'échelle sociale. C'est inexact. Une enquête menée par l'INSEE en 1999 auprès des personnes de 30 à 59 ans sur leur histoire familiale montre au contraire que l'ascension sociale s'effectue au même rythme et en même proportion chez les immigrés et les non- immigrés. Un enfant d'ouvrier immigré a la même probabilité de devenir employé, cadre ou indépendant qu'un enfant d'ouvrier non immigré. La répartition des professions des enfants d'ouvriers selon qu'ils sont immigrés ou non, est en effet pratiquement identique (tableau 3).


même source a écrit:
Les probabilités d'accès aux différentes professions sont aussi les mêmes pour les fils de cadres et de professions supérieures qu'ils soient immigrés ou non. En particulier, la proportion de descente sociale est exactement de 25 % dans les deux cas. Même chose également pour les enfants d'employés. Mais égalité des chances ne signifie pas égalité des situations à l'arrivée car cette égalité est réalisée à profession semblable du père et non quelle que soit la profession du père. Or l'inégalité des chances demeure très importante entre les enfants d'ouvriers et ceux de cadres ou de patrons. Comme les immigrés sont beaucoup plus fréquemment ouvriers que les Français de naissance, malgré l'égalité des chances à profession donnée, leurs enfants seront beaucoup plus nombreux au bas de l'échelle sociale que ceux des Français de naissance. On le voit, la cause en est imputable aux inégalités sociales des chances, c'est-à-dire selon le milieu des parents et non aux différences d'origine nationale de ces mêmes parents.


Ils payent pour les blancs. Même si leurs comportements est communautaristes, parfois lamentable, leurs vies est bien plus difficile et fermé que la notre, qu'ils le veuillent ou non. Parce qu'ils sont pauvres.
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Pasdeparanoia
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:51

L’origine sociale de la violence urbaine est connue. Sauf par vous visiblement. C’est plus pratique d’accuser l’autre que de remettre en question son si beau système.
Par quoi je commence ?
Disparition de la représentation ouvrière.
Avant, un tissus social existait, les jeunes étaient pris en charge, formés, initiés à la vie collective. L’effondrement du syndicalisme ouvrier est une des causes de cette violence. Imputable tout autant à la droite qu’à la gauche. L’illustration de cette désaffection du mouvement ouvrier pour la cause populaire est le vote nationaliste de cette catégorie.
Une classe populaire à l’agonie.
Sans repère, atomisée dans le monde du travail, l’individualisme prend le dessus.
La désolation concerne la totalité de la vie humaine et constitue l’expérience d’absolue non appartenance au monde, qui est l’une des expériences les plus radicales et les plus désespérées de l’homme.
H Arendt.


La précarité structurelle des années 80.
L’entreprise change, se débarrasse de ce qui n’est pas son métier pur et dur en externalisant, généralisant la précarité. Liberté crois que le chômage est un choix. On voit qu’il n’a pas connu cette angoisse existentielle.
De l’entreprise formatrice, paternaliste, on passe à un modèle économique beaucoup plus agressif. Les emploies sont alors réservé à une élite blanche masculine et bien portante.
Le chômage touche aussi les femmes et les handicapés. Pourquoi ?

Pourquoi mes collègues ont du changer de nom afin de pouvoir passer le cap du CV et enfin avoir un entretien d’embauche ? Comment se fait il que les plus démunis, les moins formés se retrouve dans les citées ?
Pourquoi dès lors s’étonner de la création d’une classe de nique tous qui après avoir vu leur grands frères, leurs pères, se faire promettent monts et merveilles, avaler toutes les couleuvres des politiques de droite comme de gauche ?

Retour dans le passé. La France coloniale. Ou l’on traitait les indigènes comme des animaux que l’on exposait dans des zoos, aux expositions universelles ?
Que les Algériens de souche étaient considérer comme moins que de la merde ?
C’est sympa de citer Platon, mais faudrait peut être commencé par notre siècle avant de sortir des grandes phrases d’un temps ou nos problèmes sociaux n’existait pas…
C’est surtout pratique pour faire abstraction de nos responsabilités.
La racaille n’est que le fruit de notre égoïsme. Il n’y a rien de culturel la dedans.
La preuve c’est qu’en Amérique, les « Arabes » sont très bien intégrés. Occupe des postent à responsabilités.
Ici, si t’as de la chance, tu peux finir vigil à la superette.
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:55

Ce que tu dis est irrecevable, car à te lire, ils sont victimes, et nous coupables.

Au fait, pourquoi, si c'est si moche, la France, y a t'il des clandestins qui essaient sans arrét d'y rentrer ?
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karg se
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:58

Je suis pas d'accord avec tout, mais ce texte a sa place dans ce débat.

Hamé a écrit:


L'insécurité sous la plume d'un barbare, 2002

Ca y est, les partisans chevronnés du tout sécuritaire sont lâchés. La bride au cou n’est plus et l’air du temps commande aux hommes modernes de prendre le taureau par les couilles. Postés sur leurs pattes arrières, les babines retroussées sur des crocs ruisselant d’écume, les défenseurs de « l’ordre » se disputent à grands coups de mâchoires un mannequin de chiffon affublé d’une caquette Lacoste.

Sociologues et universitaires agrippés aux mamelles du ministère de l’intérieur, juristes ventrus du monde pénal, flics au bord de la crise de nerfs en réclamation de nouveaux droits, conseillers disciplinaires en zone d’éducation prioritaire, experts patentés en violences urbaines, missionnaires parlementaires en barbe blanche, journalistes dociles, reporters et cinéastes de « l’extrême », philosophes amateurs des garden-parties de l’Elysée, idéologues du marché triomphant et autres laquais de la plus-value ; et bien évidemment, la cohorte des responsables politiques candidats au poste de premier illusionniste de France... tous, jour après jour, font tinter en prime-time le même son de cloche braillard :

« Tolérance zéro » !!! ` « Rétablissement de l’ordre républicain bafoué dans ces cités où la police ne va plus ».

Ils sont unanimes et hurlent jusqu’à saturation, à longueur d’ondes et d’antenne, qu’il faut « oser » la guerre du « courage civique » face aux hordes de « nouveaux barbares » qui infestent la périphérie de nos villes. Qu’on en finisse avec le diable !!! l’ennemi intérieur, fourbe et infâme, s’est immiscé jusque dans nos campagnes et y a pris position. Ne craignons pas les contrats locaux de sécurité, les couvre-feux, l’abaissement de l’âge pénal à 13 ans, l’ouverture de nouveaux centres de détention pour mineurs, la suppression des allocations familiales aux familles de délinquants... Que la caillera se le tienne pour dit, la République ne laissera pas sombrer le pays dans le chaos apocalyptique des vols de portables, du recel d’autoradios ou du deal de shit sous fond de rodéos nocturnes...

La République menacée, la République atteinte mais la République debout !!! Quelle leçon d’héroïsme ! Quelle lucidité d’analyse ! Et quel formidable écran de fumée !! A la table des grand-messes, la misère poudreuse et les guenilles post-coloniales de nos quartiers sont le festin des élites. Sous les assauts répétés des faiseurs d’opinion, les phénomènes de délinquance deviennent de strictes questions policières de maintien de l’ordre ; les quartiers en danger se muent en quartiers dangereux dont il faut se protéger par tous les moyens ; et les familles immigrées victimes de la ségrégation et du chômage massif, endossent la responsabilité du « malaise national ».

La crème des auteurs de la pensée sécuritaire joue à l’idiot à qui on montre la lune du doigt et qui regarde le doigt. Exit les causes économiques profondes. Exit les déterminismes sociologiques. Exit le risque que le débat prenne un jour l’aspect d’un réquisitoire contre les vrais pourvoyeurs d’insécurité : ceux-là même qui ont réduit des centaines de milliers de famille à vivre avec 4000 francs par mois ; ceux-là même qui appellent de leurs vœux les plus chers la marche forcée vers « l’économie de marché débridée ».

Nous ne lirons pas, dans la presse respectable, que les banlieues populaires ont été, depuis une vingtaine d’années, complètement éventrées par les mesures économiques et sociales décidées depuis les plus hautes sphères de l’Etat et du patronat pour pallier à la crise sans toucher à leur coffre-fort.

Nous n’entendrons pas sous les luminaires des plateaux de télévision, qu’à l’aube maudite du mitterrandisme, nos parents et nos plus grands frères et sœurs ont été les témoins vivants d’une dégradation sans précédent de leur situation déjà fragilisée.

L’histoire officielle ne retiendra pas l’énergie colossale déployée par les gouvernements des trois dernières décennies pour effacer les réseaux de solidarité ouvrière enracinées dans nos quartiers [6]
Pas plus qu’elle ne retiendra le travail de récupération et de sape systématique des tentatives d’organisation politique de la jeunesse des cités au milieu des années 80 [7].

Qui parmi les scribouillards du vent qui tourne s’indignera de l’opacité entretenue vis-à-vis de la vallée de larmes et de combats que fut l’histoire de nos pères et grands-pères ? Parmi ces hommes de paille éructant la « croisade républicaine », combien déclareront la guerre du « courage civique » devant les ravages psychologiques du mépris de soi chez des générations qui atteignent la vingtaine avec 8 ans d’échec scolaire et 3 ans de chômage ? Les logiques d’autodestruction (toxicomanie, alcoolisme, suicide...) où certains d’entre nous sont conduits par pur désespoir et complète perte de foi en l’avenir, mériteront-elles quelconque voix au chapitre de l’insécurité ?

Les pédagogues du dressage républicain n’auront pas en ce sens la critique fertile. Ils n’esquisseront nulle moue face à la coriace reproduction des inégalités sociales au travers des échelons du système scolaire, ni l’élimination précoce du circuit de l’enseignement de larges franges de jeunes qui ne retiennent de l’école que la violence qui leur a été faite. Les rapports du ministère de l’intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété. Il n’y figurera nulle mention de l’éclatement des noyaux familiaux qu’ont provoqué l’arsenal des lois racistes Pandraud-Pasqua-Debré-Chevènement et l’application à plein rendement de la double peine.

Les études ministérielles sur la santé refermeront bien vite le dossier des milliers de cancers liés à la vétusté de l’habitat ou au non-respect des normes de sécurité sur les chantiers de travail. La moyenne effroyablement basse de l’espérance de vie dans nos quartiers ne leur semblera être, elle aussi, qu’un chiffre indigne de tout commentaire. Bref, ils n’agiteront jamais au vu de tous le visage autrement plus violent et criminel de l’insécurité. Aux humiliés l’humilité et la honte, aux puissants le soin de bâtir des grilles de lecture.

À l’exacte opposée des manipulations affleure la dure réalité. Et elle a le cuir épais. La réalité est que vivre aujourd’hui dans nos quartiers c’est avoir plus de chance de vivre des situations d’abandon économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l’embauche, de précarité du logement, d’humiliations policières régulières, d’instruction bâclée, d’expérience carcérale, d’absence d’horizon, de repli individualiste cadenassé, de tentation à la débrouille illicite... c’est se rapprocher de la prison ou de la mort un peu plus vite que les autres...

Les hommes et les femmes qui dirigent ce pays savent tout cela. Ils savent aussi que la libéralisation massive de la vie économique française est en très bonne voie. Ils savent que les privatisations, les fusions, les délocalisations de nombreux secteurs d’activité vont se généraliser comme va se généraliser la paupérisation. Ils savent que la nouvelle configuration du marché exige la normalisation du salariat précaire et l’existence d’une forte réserve de chômeurs et de sans-papiers.

Et ils savent surtout que les banlieues populaires (parce qu’elles subissent de plein fouet et avec le plus d’acuité les mutations de la société française) sont des zones où la contestation sociale est susceptible de prendre de radicales formes de lutte si elle trouve un vecteur qui l’organise. On comprendra qu’il est de nécessité impérieuse d’installer toujours plus d’instruments de contrôle et de répression « éclair » au sein de nos quartiers. On comprendra que le monde du pouvoir et du profit sans borne a tout intérêt à nous criminaliser en disposant de notre mémoire et de nos vies comme d’un crachoir.


[6] Dans les années 60-70, les quartiers du monde ouvrier étaient encore traversés de réseaux de solidarité vivaces et actifs au travail ou sur les lieux de vie. Les milieux de l’immigration ouvrière ont toujours combattu en première ligne lors des grands conflits sociaux qui secouèrent la France. En dépit de conditions de vie extrêmement pénibles : maigres salaires, logement extrêmement précaire (bidonvilles, caves, chambres insalubres à plusieurs...), situations de ségrégation, crimes xénophobes, déchirement intérieur de l’exil... nos parents avaient conquis les instruments de lutte (cellules, partis, syndicats) indispensables à la formulation d’un rêve de progrès collectif et d’un avenir plus enviable à offrir à leurs enfants. Ils avaient conscience de participer à l’histoire et de maîtriser ne serait-ce qu’une parcelle de leur destinée. Cette culture ouvrière politisée a volé en éclats sous l’impact des effets multiples de la crise (licenciements massifs, paupérisation, répression de fer des foyers de résistance et de grève, démantèlement, délocalisation des bastions ouvriers - Renault-Billancourt par exemple -, enfouissement rapide de la mémoire de ces luttes sous l’euphorie mitterrandienne, sauve qui peut individualiste...). Pour l’instant, rien ne l’a remplacée.

[7] Notamment au travers d’organisations comme SOS racisme, crée de toutes pièces par le pouvoir PS de l’époque pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs : l’égalité des droits devient l’égalité devant l’entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes assassinés par la police disparaît sous le colosse slogan médiatique « Touche pas à mon pote ! » ou « Vive le métissage des couleurs ! », etc.
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Pasdeparanoia
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:58

K. a écrit:
J'entends qu'aujourd'hui on tente par tous les moyens médiatiques possibles et imaginables de cacher la réalité sous le tapis. Et que si un jour un français "de souche" tue un arabe à Cergy et que le frère a le temps de le venger en tuant à son tour un français "de souche", la vie dans les banlieues va vite tourner à la guerre ethnique. Et sii le gouvernement ne réagit pas immédiatement les gens vont voter massivement pour un homme qui leur promettra de "régler le problème". Un tel degré de communautarisation ne peut conduire, en France, qu'à la catastrophe. Or, plus longtemps on met à ouvrir les yeux, pires seront les conséquences.

Pour P2P, je préfère éviter de répondre. J'ai expliqué ma position, j'ai exposé sur quelle expérience et sur quelle raisonnement elle se fonde, libres aux autres de prendre cela pour le délire paranoïaque d'un petit blanc menacé. On sait de toute façon que ceux qui paient et paieront l'addition ne seront pas les responsables, à savoir les bourgeois coincés dans leur rêves. Sur les citations, j'ai eu la chance miraculeuse de suivre des études dans un établissement correct, ce qui m'a permis de voir les deux faces de la France, et de rationnaliser mon discours. Enfin, pour ce qui est des expériences, on n'est pas obligé de tomber dans Le droit de savoir. Je ne tiens plus à étaler ce qui m'est arrivé (qui n'est qu'un sordide échantillon de ce qui arrive à la plupart des français vivant dans des zones populaires), tu es visiblement profondément incapable de le comprendre.



Incapable de comprendre quoi ?
Je comprends que des gens on la force et le courage de passer outre leurs craintes et d’autres non.
Violence communautaire ? C’est pas TF1 et Sakozy qui assénaient cela après les émeutes de 2005 ? Démentis ensuite par les RG sommés de se taire afin de ne pas enrayer la machine à peur du candidat du karcher ?
Il y a une énorme mixité en banlieue qu’il devient difficile de savoir qui vient d’où. Enfin pour vous c’est facile, un nuancier à la main, vous devinez qui à le bon teint.
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:59

Citation:
Violence communautaire ? C’est pas TF1 et Sakozy qui assénaient cela après les émeutes de 2005 ? Démentis ensuite par les RG sommés de se taire afin de ne pas enrayer la machine à peur du candidat du karcher ?
Information qui n'avait même pas ébranlé la popularité du ministre de l'intérieur, comme quoi le publique veut qu'on lui serve la soupe, pas qu'on lui dise la vérité.
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 14:59

liberté a écrit:
Ce que tu dis est irrecevable, car à te lire, ils sont victimes, et nous coupables.

Au fait, pourquoi, si c'est si moche, la France, y a t'il des clandestins qui essaient sans arrét d'y rentrer ?


Non, ils sont le résultat de plusieurs choses complexes. Tu ne comprends rien, c'est navrant.
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 15:00

Pasdeparanoia a écrit:
liberté a écrit:
Ce que tu dis est irrecevable, car à te lire, ils sont victimes, et nous coupables.

Au fait, pourquoi, si c'est si moche, la France, y a t'il des clandestins qui essaient sans arrét d'y rentrer ?


Non, ils sont le résultat de plusieurs choses complexes. Tu ne comprends rien, c'est navrant.


Au contraire, c'est trés simple, pour commencer la discution.

Alors ?
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 15:05

Et bien relis.
La violence est un problème social. Pas racial.
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 15:49

Pasdeparanoia a écrit:
Et bien relis.
La violence est un problème social. Pas racial.

c'est un problème social et de conflits culturels.

étude effectuée par le CNRS:

Citation:
Délinquance : le choc des cultures
Une vaste étude statistique menée dans les quartiers socialement défavorisés explique pourquoi certains jeunes ont plus de risques d'échouer à l'école et d'entrer dans la délinquance que les autres.
En moyenne, nous avons constaté que les aînés des familles sahéliennes qui vivent dans les quartiers d'habitat social commettent plus souvent de délits que les autres. Et il est fondamental, si l'on veut faire évoluer la situation, de comprendre pourquoi », explique Hugues Lagrange, de l'Observatoire sociologique du changement1 qui, avec son équipe2, vient de publier ses résultats3 de recherches. En 2003, le sociologue a en effet lancé une grande enquête dans les quartiers d'habitat social sur les « inconduites » des adolescents : de la mise en danger de soi, par la consommation de psychotropes ou le décrochage scolaire, aux violences envers autrui. Et il a suivi individuellement 4 500 élèves, soit l'intégralité des classes de 6e des collèges de trois sites – Mantes-la-Jolie, Saint-Herblain et le XVIIIe arrondissement de Paris –, du point de vue de leurs résultats et de leur implication éventuelle dans des délits. Son but ? Mesurer les effets des origines socioprofessionnelles et culturelles, de la configuration familiale, et du contexte local sur les modes de vie de ces ados. Et comprendre pourquoi ils ont plus de risques d'être confrontés à ces difficultés que les autres.
Outre la confirmation du lien entre échec scolaire et délinquance, l'étude prend en compte l'impact de la différence des cultures. « Je souhaitais d'autant plus le faire, souligne Hugues Lagrange, que ces paramètres – origine ethnoculturelle, pays de naissance des parents, langue parlée au domicile ou fait d'être migrant – ne sont pas mentionnés dans les données du recensement. Or ce sont des informations essentielles. » Grâce à elles, Hugues Lagrange a en effet montré que l'origine culturelle tout autant que le milieu social peut contribuer à des contre-performances scolaires et à un excès d'implication relatif dans la délinquance. L'enfant malien est, certes, plus souvent fils d'ouvrier, voire d'ouvrier au chômage, que les autochtones. Mais ce n'est pas tout : si les élèves issus de l'immigration africaine ou maghrébine sont très impliqués dans ces problèmes, « c'est en partie parce que certaines valeurs véhiculées dans leur famille se heurtent à celles du système français. Dans les familles patrilinéaires d'Afrique noire, par exemple, l'inégalité entre hommes et femmes est très forte, ce qui contraste avec la structure familiale européenne bilinéaire plus égalitaire ». Les enfants de ces familles se trouvent alors en porte-à-faux avec les exigences sociales et éducatives de leur pays d'accueil. Autre exemple, la polygamie engendre, dans le contexte français, des problèmes spécifiques dus notamment à l'absence fréquente du père et/ou aux conflits entre les mères. Mais l'étude montre que c'est surtout le fait d'appartenir à une grande fratrie et d'être le premier-né qui augmente le risque d'entrée dans la délinquance. « En réalité, ce sont ces deux facteurs qui rendent compte de l'essentiel des différences d'implication dans la délinquance », conclut le chercheur.
Et voilà pourquoi les aînés des familles sahéliennes, souvent nombreuses, commettent en moyenne plus de délits que les autres. Il est certes plus difficile pour les parents de surveiller treize enfants que deux, sans compter l'effet de groupe qui incite les ados à mal agir. Mais dans ces familles, l'enfant le plus âgé est aussi traditionnellement responsable du clan et a pour rôle de protéger ses frères et sœurs. D'où, parfois, son recours aux poings.
Reste que, outre ces paramètres individuels (sexe, origine sociale ou culturelle, taille de la fratrie, etc.), le voisinage compte énormément… Autrement dit, un enfant, quel que soit son milieu, s'en sortira mieux s'il vit dans un quartier à population socialement mélangée, avec une proportion importante de professions intermédiaires. La lutte contre la délinquance et l'échec scolaire passe donc par la mixité sociale. « Notre enquête établit que des mesures politiques simples pourraient s'avérer vraiment efficaces, dans le domaine scolaire en particulier. » Lesquelles ? Faciliter l'accès des mères à un emploi, même modeste : par un effet d'émulation, les enfants de ces quartiers dont les mamans travaillent réussissent mieux. Ou promouvoir la scolarisation dès l'âge de trois ans.
Stéphanie Arc

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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 16:06

Mais je ne le nie pas.
Je dis simplement que la société dans son ensemble, toi, moi, les pouvoirs publics, ont laissé ces populations se démerder seules dans des ghettos.
Le même phénomène peut être observé en Amérique Latine avec les indiens indigènes catapultés dans les mégalopoles sans aucune assistance.
D’où le communautarisme, la violence policière, l’échec scolaire.
La culture est un facteur aggravant, pas un obstacle à l’intégration. Car les enfants de familles de ces régions qui ont reçut une bonne éducation ne basculent pas dans la délinquance, tout en gardant des traditions familiales fortes.
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Wahou ! Elle est énorme !
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MessageSujet: Re: Tirs au fusil de chasse sur des arabes.   Jeu 9 Oct - 16:33

Citation:
La culture est un facteur aggravant, pas un obstacle à l’intégration. Car les enfants de familles de ces régions qui ont reçut une bonne éducation ne basculent pas dans la délinquance, tout en gardant des traditions familiales fortes.


Je comprends mal ou y'a une contradiction ?
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Tirs au fusil de chasse sur des arabes.

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