Ca m'a fait penser à du Leone, avec du nihilisme en plus (enfin en moins), dans la revisite du genre.
Séquences étirées au maximum, personnages peu bavards et stéréotypées (tout en étant très humains), inconiques (Bardem est déjà culte là dedans, avec sa bouteille de gaz). Une reflexion existentielle sur la violence, un sherif crépusculaire...
On sort de la salle perplexe et dubitatif,
la fin n'est pas une apothéose mais un vide ultime où l'absurde et la cruauté se rencontrent (non je ne postule pas aux inrocks!). Le dénouement peut donc rebuter.
Une révolution du genre...On peut sans conteste lui attribuer le prix du meilleur polar nihiliste de l'histoire du ciné (nihiliste dans le vrai sens, c'est à dire qui n'a pas de sens)
Il paraît que le roman de McCarthy est un chef d'oeuvre, je m'en vais de ce pas me le procurer...