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Cure keynésienne

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karg se
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MessageSujet: Cure keynésienne   Mar 15 Avr - 17:53

J. BRADFORD DELONG
Cure keynésienne

[ 14/04/08 ]

Il n'est pas encore certain que le monde soit condamné à une forte récession dans les trois ans à venir. Nous pouvons encore y échapper. Pour cela, il faudrait que les différents pays prennent des mesures plus énergiques pour amortir la montée du chômage et raccourcir sa durée, ainsi que pour abréger la période de ralentissement de la croissance, voire de récession, qui nous guette. Du fait de la nature humaine, les mesures efficaces prises aujourd'hui sembleront sans doute excessives dans quelques années, car la croissance reprendra un jour ou l'autre. Mais il serait imprudent de croire que la reprise a déjà commencé et que la situation ne va pas empirer.

La meilleure façon d'examiner la conjoncture actuelle est peut-être d'avoir présent à l'esprit les trois locomotives de l'économie mondiale depuis quinze ans. D'abord, des investissements massifs dans les technologies de l'information en raison de la révolution dans ce secteur, surtout aux Etats-Unis. Ensuite, l'investissement immobilier, également centré sur les Etats-Unis. Enfin, les investissements industriels ailleurs dans le monde, notamment en Asie, tandis que l'Amérique est devenue importatrice de dernier recours. Depuis quinze ans, ces trois locomotives ont permis de maintenir une croissance rapide et le quasi-plein-emploi. Avec la fin du boom des nouvelles technologies en 2000, la Réserve fédérale a orchestré son relais par le boom immobilier, tandis que les investissements en Asie destinés à produire de quoi approvisionner le marché américain ont ralenti.

Aujourd'hui, certains observateurs critiquent la politique monétaire menée par Alan Greenspan pour alimenter ces trois locomotives. « Fabricant de bulles spéculatives en série » est l'expression la plus polie que j'ai entendue à son égard. Mais la situation économique mondiale serait-elle vraiment meilleure s'il avait mené une politique plus restrictive, qui aurait laissé le chômage américain à 7 % et non à 5 %, mais qui aurait aussi abouti à des importations américaines en provenance d'Europe, d'Asie et d'Amérique latine inférieures de 300 milliards de dollars par an ?

La première locomotive - les investissements dans les nouvelles technologies - n'est plus alimentée depuis sept ans et l'on ne voit pas aujourd'hui quel autre secteur de pointe, comme les biotechnologies, pourrait inspirer la même exubérance, rationnelle ou pas. La deuxième locomotive a commencé à toussoter il y a deux ans et elle est sur le point de s'arrêter. Ce qui signifie que la troisième - l'Amérique comme importatrice de dernier recours - perd également de la vitesse. Avec un dollar faible et la crise immobilière, exporter vers les Etats-Unis n'est plus rentable.

Comme l'a formulé Keynes il y a soixante-quinze ans, l'économie mondiale a un problème de moteur. Elle a besoin de l'impulsion d'une demande globale plus importante. Aux Etats-Unis, le dollar faible va doper les exportations et, par conséquent, la demande. Mais, du point de vue mondial, les exportations sont un jeu à somme nulle. Il faut donc mobiliser d'autres sources de demande. La première est le gouvernement lui-même. La prudence budgétaire est importante à moyen et long terme. Mais, sur les trois prochaines années, il faudrait baisser les impôts un peu partout - en particulier pour les pauvres, qui dépenseront alors davantage. La seconde est l'investissement privé. Les banques centrales baissent déjà les taux d'intérêt sur les actifs les plus sûrs et elles continueront dans cette voie quand l'imminence et l'ampleur de la récession mondiale apparaîtront clairement.

Mais des taux d'intérêt bas peuvent hélas coexister avec la stagnation ou la dépression si les primes de risque restent élevées - ainsi que le monde l'a appris dans les années 1930, ainsi qu'on l'a vu au Japon dans les années 1990. La tâche la plus délicate pour les gouvernements est alors de stimuler la capacité de prise de risque du secteur privé de manière à ce que les entreprises puissent accéder plus facilement au capital, ce qui leur donne les moyens de croître.

J. BRADFORD DELONG est professeur à l'université de Californie (Berkeley).
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Les grandes démocraties, qui ont tous les moyens,ne font plus peurs parce qu'elles ne donnent pas l'exemple. Ceci ne peut plus durer, elles doivent êtres exemplaires, lier la parole à l'acte, comme Barrack Obama l'a dit.
Alpha Oumar Konaré, ancien président malien, ancien président de la Commission de l'Union africaine.
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MessageSujet: Re: Cure keynésienne   Mar 15 Avr - 18:02

Des impôts en baisse pour les pauvres ? En France on est en plein dedans avec la franchise médicale et la future hausse de TVA No
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karg se
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MessageSujet: Re: Cure keynésienne   Mar 15 Avr - 18:09

On a toujours un temps de retard, on attaque le Reaganomic's là
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