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| | Le droit de vote à travers les siécles. | |
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| Auteur | Message |
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Démocrate Apprenti utopiste

Age : 58 Inscrit le : 10 Mar 2008 Messages : 42
 | Sujet: Le droit de vote à travers les siécles. Jeu 20 Mar - 15:19 | |
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Le vote à travers les siécles
Par définition le vote, dit droit de vote, est le droit pour un citoyen de participer à l’élection de ses représentants politiques sur un plan national ou local et de se prononcer sur un texte législatif ou constitutionnel (référendum). Le droit de vote est un attribut essentiel de la démocratie.
Son origine.
C’est à Athènes, au Ve siècle av. J.-C., que sont nés à la fois le droit de vote et le modèle politique de la démocratie directe qui a influencé Jean-Jacques Rousseau. Les citoyens grecs possèdent le droit de voter, de discuter et de proposer des lois au sein de multiples assemblées. Les citoyens se réunissent ainsi plus de quarante fois par an sur la place publique, l’agora, et plus tard, sur la colline de la Pnyx. Ils désignent leurs gouvernants (magistrats) par l’élection à main levée ou par tirage au sort. Cependant, le droit de vote est restrictif dans la démocratie athénienne. Les femmes, les étrangers et les esclaves en sont exclus.
Sous la République romaine, le suffrage universel est instauré pour l’élection des représentants au sein des comices (assemblées du peuple). En fait, l’organisation du suffrage favorise les représentants les plus riches et avantage les campagnes rurales au détriment des villes.
Les premières assemblées représentatives (états généraux en France, Parlement en Angleterre, Cortes en Espagne), réunies par le roi afin de rassembler de l’argent, ont vu le jour dans l’Europe féodale du Moyen Âge. Le droit de vote y est alors très ouvert. Ainsi, au XIVe siècle en France, tous les habitants sont-ils convoqués au niveau du bailliage pour participer à la désignation par acclamation de leurs représentants aux états généraux. À partir du XVe siècle, cependant, le droit de vote tend à se restreindre, en France comme en Angleterre, en raison à la fois de difficultés techniques liées au vote public et d’une volonté politique d’écarter le peuple des assemblées représentatives.
Notion fonfamentales du droit de vote
Au XVIIIe siècle, deux notions fondamentales quant au droit de vote sont apparues sous la plume du philosophe Jean-Jacques Rousseau et sous celle de l’homme politique et député révolutionnaire Sieyès.
Selon Rousseau, tout homme étant détenteur d’une part de souveraineté (pouvoir de commander), voter est un droit. Chacun est apte à voter les lois. Si, dans les États de quelque importance, les citoyens sont contraints de déléguer leur souveraineté à des représentants élus, ces derniers doivent demeurer en permanence sous le contrôle des électeurs, qui ratifient les lois (principes du référendum et de la démocratie semi-directe). Cette théorie de l’électorat-droit implique l’instauration d’un régime républicain et du suffrage universel.
L’électorat-droit s’oppose à l’électorat-fonction, théorisé par Sieyès. Voter est une fonction publique, dit Sieyès, et doit être l’apanage des plus dignes ou des plus aptes, car la souveraineté appartient non à un ensemble d’individus, mais à la nation, entité abstraite et indivisible. L’électorat-fonction implique un suffrage censitaire et l’établissement d’un régime représentatif.
Cette conception consacrait une vision politique libérale et élitiste dans laquelle le transfert de pouvoir de l’électeur vers son représentant était légitimé (une fois élu, le représentant n’est pas lié à ses électeurs) et le peuple écarté du pouvoir. Ces deux théories, aujourd’hui datées, ont cependant inspiré l’évolution du droit de vote dans le monde.
Le vote chez les Anglo-saxons
Du milieu du XVIIIe au début du XIXe siècle, en dépit des droits conquis par le pouvoir législatif au Royaume-Uni, le suffrage censitaire (lié à l’impôt) est demeuré très restreint (4 p. 100 de la population jouit alors du droit de vote) et très injuste. En effet, en raison des déplacements de population, liés à l’essor industriel des centres urbains, subsistait un grand nombre de circonscriptions dépeuplées, où vivaient quelques dizaines d’électeurs faciles à acheter. On appelait ces circonscriptions « les bourgs pourris ». Les villes de la révolution industrielle, peuplées d’ouvriers, étaient ainsi privées de représentants au Parlement, tandis que les bourgs campagnards étaient surreprésentés.
Une première loi électorale, en 1832, tente d’atténuer ces injustices. Un grand nombre de « bourgs pourris » sont supprimés au profit des villes industrielles du Nord ; le cens est abaissé. Le corps électoral passe ainsi de 400 000 à 800 000 personnes. Une deuxième réforme électorale intervient en 1867, marquant la progression des idées démocratiques dans le pays. Une nouvelle redistribution des sièges est réalisée, qui permet une représentation plus équitable ; le cens est encore abaissé. Le corps électoral passe à deux millions d’électeurs, intégrant l’élite ouvrière (800 000 personnes). En 1884, l’égalité de représentation entre les villes et les campagnes est enfin instaurée. Mais il faut attendre 1918 pour que le suffrage universel soit proclamé, les hommes ayant le droit de voter à l’âge de dix-huit ans, les femmes à trente ans — inégalité abolie en 1928. En 1970, la majorité électorale a été fixée à dix-huit ans.
Aux États-Unis, lorsque la Fédération américaine voit le jour (1787), la plupart des États adoptent un suffrage censitaire. Au XIXe siècle, la situation évolue progressivement vers le suffrage universel, accordé tant aux hommes qu’aux femmes. Mais les Noirs, réduits à l’esclavage, demeurent complètement exclus de la vie politique jusqu’en 1868, date à laquelle est proclamée l’égalité théorique des droits (14e amendement). Le système demeure cependant inégalitaire ; de nombreuses restrictions imposées au suffrage des Noirs subsistent jusqu’à la ratification du 24e amendement à la Constitution, en février 1964.
Le droit de Vote en France
La Constitution de 1791, d’inspiration libérale, reflet des idéaux politiques et économiques de la bourgeoisie dont Sieyès était l’un des représentants, instaure un suffrage censitaire à deux degrés. Pour jouir du droit de vote, il faut ainsi payer un cens équivalent à trois journées de travail. Le corps électoral compte un peu plus de 4 millions d’électeurs, les citoyens actifs ; les citoyens privés du droit de vote étant appelés citoyens passifs.
En 1793, le suffrage universel est proclamé par la Constitution montagnarde, plus démocratique, dans laquelle on retrouve l’influence philosophique de Rousseau, mais elle n’est pas appliquée.
La Constitution de l’an III (sous le Directoire, 1795-1799) rétablit le suffrage censitaire. Le suffrage universel, institué par la Constitution de l’an VIII, n’est qu’illusoire : en fait, les citoyens ne votent que pour approuver des listes de confiance à partir desquelles le Sénat désigne les membres du corps législatif et exécutif. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, le suffrage est de nouveau censitaire, le droit de vote sanctionnant la réussite sociale et économique. En 1846, on compte en France 250 000 électeurs (propriétaires fonciers, entrepreneurs économiques, notables) contre 800 000 au Royaume-Uni, moitié moins peuplé.
En 1848, un mouvement de réforme politique, lié à la diffusion des idées démocratiques, se fait jour. Ses représentants demandent l’abaissement du cens et l’octroi du droit de vote sans obligation de cens à tous ceux qui exercent des fonctions intellectuelles (suffrage capacitaire). En effet, certains théoriciens du socialisme, tel Pierre Joseph Proudhon, demeurent hostiles au suffrage universel, estimant que le peuple, privé de l’instruction nécessaire, est trop influençable. Le refus de Guizot de procéder à une réforme politique déclenche la campagne des Banquets, prélude à la révolution de 1848, au cours de laquelle est proclamé, à l’initiative du radical Ledru-Rollin, le suffrage universel (masculin). Il demeure inscrit dans les institutions politiques françaises mais, en dépit des revendications féministes, le droit de vote n’est accordé aux femmes que le 21 avril 1944.
Enfin, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, la loi du 5 juillet 1974, conformément à l’évolution en cours dans les démocraties européennes, a abaissé la majorité électorale à dix-huit ans.
Mais vu les impostures politiques que nous subissons aujourd'hui, avez vous encore envie de voter ? |
|  | | Ady Saltimbanque.

Age : 21 Inscrit le : 27 Juin 2007 Messages : 1282 Localisation : Essonne
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Jeu 20 Mar - 15:27 | |
| I - Le vote : la «mise en urne» de sa propre voix
Le rituel de la farce électorale provoque chez les libertaires de tout poil, soit d'âpres et sanguinaires débats (vote tactique, vote de protestation, vote blanc, vote de déstabilisation,...), soit un long bâillement indulgent, tant le dilemme de l'utilité ou non du vote semble résolu une fois pour toute (inutile bien sûr !).
Aux uns qui rêvent de faire vaciller le pouvoir par le biais des urnes, les autres opposent la vacuité des messes électorales et la fourberie des élus. S'il me paraît évident que les urnes n'ont jamais engendré de révolution, le principe du vote dans les démocraties auto-proclamées représentatives n'en est pas pour autant un rituel désuet et inutile, une survivance ringarde des pratiques sociales du 20ème siècle. Je crois bien au contraire que c'est le premier élément de police de la république bourgeoise. L'acte de mise en urne de sa propre voix est avant tout l'acte de la soumission volontaire et délibérée de l'individu au pouvoir d'un autre. Voter dans un système électoral représentatif, c'est avant tout accepter qu'un autre parle et décide à sa place. Voter, c'est donc en tout premier lieu se défaire de sa propre liberté, de sa propre responsabilité. Les scribes de la république ne s'y trompent pas lorsqu'ils gravent sur leurs tablettes les termes explicites de "représentation par les élus", de "délégation de pouvoir", ou encore de "légitimation par les urnes". Bien plus qu'un escadron de gardes mobiles, qu'une armée en parade aux portes du désordre, qu'un juge à la robe aussi noire que la mort et la peine, le système électoral n'est rien d'autre que la capitulation de l'individu au nom du principe du nombre, du principe de majorité. Contrairement à ce que prétendent bon nombre de "citoyens" en brandissant leur carte d'électeur, participer à ce rite païen, ce n'est pas prendre ses responsabilités, c'est les fuir, c'est demander à quelqu'un d'autre de décider à sa place. Voter ce n'est pas agir, c'est s'engager à ne pas agir, c'est admettre que ses propres actions soient interdites, décidées ou ordonnées par d'autres.
Cette vision du système électoral n'est pas une construction théorique, mais le constat du mode de fonctionnement réel de nos sociétés totalitaires. Comme le disait mon prof de droit : l'élection, c'est le prix de la paix sociale. Les politiciens de profession qui, eux, vivent (et très bien) d'un tel système le savent parfaitement, qui après chaque grondement social, se dépêchent d'organiser de nouvelles élections. D'ailleurs, même en temps de "paix sociale", l'élection est nécessaire pour assurer aux dirigeants la soumission consentante et récurrente de la population. Les rituels organisés à intervalles de temps plus ou moins réguliers ont pour fonction première de rappeler à l'individu qu'il accepte ce pacte de résignation. Peu importent les résultats des élections (ils s'arrangent toujours entre eux), l'essentiel est que les "citoyens" acceptent le pouvoir des élus. Tout est mis en œuvre pour rappeler au quidam que c'est là le fondement du fonctionnement démocratique. Journaleux en tête, tous les communicateurs de la république sont alors chargés de donner l'impression à chaque individu — républicain — qu'il participe à l'élaboration de la démocratie. Les combats télévisés de petits chefs, les révélations croustillantes, les discours sur la constitution, même les affaires juridico-mafieuses sont avant tout un spectacle destiné à faire de l'élu le garant (fragile) de la démocratie, et de l'électeur un irresponsable consentant.
La construction d'une société nouvelle nécessite d'abattre jusqu'à la dernière pierre ce temple de l'exploitation qu'est la république. Mais cela nécessite avant toute chose que chaque individu refuse que d'autres parlent, décident, organisent et légifèrent à sa place.
Voter, c'est se soumettre.
II — Petit plaidoyer pour la démocratie directe
Un des soucis majeurs et constants de la bourgeoisie, depuis son accession au pouvoir à la fin du XVIIIème siècle, a été de faire accroire au bon peuple que la démocratie représentative parlementaire était le nec plus ultra, le "must" dans le genre organisation sociétale : un aboutissement historique d'une indépassable modernité (l'échec récent et patent des démocraties dites "populaires" venant à point nommé pour corroborer ce discours), le stade ultime et Ô combien sublime d'une lente et douloureuse évolution de l'humanité vers un monde toujours plus juste quoique encore imparfait, mais, sans conteste le meilleur possible.
C'est la démocratie représentative qui permet à la bourgeoisie d'optimiser ces chances de garder le pouvoir pendant encore longtemps : en effet, quel système institutionnel saurait mieux faire passer la défense des intérêts particuliers d'une classe pour ceux de l'ensemble de la société ? Aucun autre assurément !
Faussement démocratiques et réellement oligarchiques, nos républiques demandent en fait à leurs citoyens d'acquiescer à leur assujettissement, à leur aliénation, en choisissant eux-mêmes leurs maîtres : dérisoire liberté qui éclaire chichement ce monde.
Par le truchement magico-virtuel du bulletin, le citoyen est invité à saisir sa chance pour faire entendre sa voix (condamné à un mutisme comateux le reste du temps, il est sommé d'en émerger à intervalle régulier, tous les cinq ou sept ans). La délégation de pouvoir, réalisée par le moyen du vote, n'est pas ressentie comme dépossession, mais au contraire vécue comme participation au pouvoir, alors qu'il s'agit beaucoup plus prosaïquement d'exercer un humble pouvoir/devoir de participation.
Le caractère mensonger de la démocratie représentative
C'est là que réside justement le caractère mensonger de la représentation démocratique. C'est au moment même ou le citoyen— légèrement grisé par l'exercice de son pouvoir participatif — pense parvenir à influer sur la gestion de la société qu'il renonce de fait, à tout contrôle réel sur l'emploi qui va être fait de l'expression de sa volonté. Une fois élu, le parlementaire ou l'édile n'a plus de compte à rendre à ses électeurs durant toute la durée de son mandat. Rapidement l'élu prend conscience de la promotion sociale que lui confère son mandat : il appartient désormais à la hiérarchie, le voilà homme de pouvoir et de privilège, retrouver la place qu'il occupait naguère, au sein du menu peuple, ne lui sourit que fort peu, il s'accrochera désormais avec la ténacité de certains parasites capillaires à sa place de "représentant du peuple".
Du communisme primitif à la démocratie directe
Bien avant l'apparition tragique de l'économie marchande et du travail forcé, bien avant le règne mortifère et destructeur de la bourgeoisie, l'humanité des temps premiers a vécu pendant des dizaines de millier d'années au sein de sociétés sans Etat, sans hiérarchie et où les décisions concernant la vie commune étaient prises par l'assemblée générale des membres de la communauté. Des ethnologues réputés, Pierre Clastres, Jean Malaury ou Marshall Sahlins, pour ne citer qu'eux, se sont penchés sur les civilisations contemporaines de chasseurs- cueilleurs (tribus indiennes d'Amérique du sud ou Inuit d'Amérique du nord) et ont mis en lumière leurs modes de fonctionnement : propriété collective, entre aide et solidarité, "assemblées générales décisionnelles".
Sans vouloir idéaliser ni magnifier le communisme primitif, qui n'était pas exempt de défauts (inconvénient majeur : le patriarcat est plus présent dans ces sociétés que le matriarcat), il est quand même bon de rappeler que les pratiques de démocratie directe et d'assembléïsme sont issues (par cousinage) de ce très lointain passé.
Cette tradition assembléïste a perduré jusqu'à nos jours, et les rebelles et révolutionnaires de toutes les époques ont cherché à renouer avec cette pratique, tout simplement parce qu'elle est la seule à tourner le dos à toute oppression, la seule possibilité donnée à une communauté de fonctionner sur un mode réellement humain. Communards de 71, révoltés russes de 1905, 1917, 1921, conseillistes allemands et italiens des années 20, libertaires espagnols de 36, hongrois rebelles de 56 et émeutiers de 68, tous ont cherché, avec des fortunes diverses à rester maîtres de leur combat, de leur parole et de leur vie.
Fonctionnement de la démocratie directe
La démocratie directe empêche la confiscation de la parole de tous au profit d'un seul ou de quelques uns : le porte-parole ou le délégué n'est effectivement que le porteur, le vecteur de la parole des autres : l'assemblée qui l'a choisi peut à tout moment le révoquer s'il s'avère que le mandat confié n'est pas respecté.
La délégation dans le "système démocratie directe" n'engendre donc pas de prise de pouvoir : non seulement le mandaté est constamment soumis au contrôle de ses mandants, mais encore sa délégation est limitée dans le temps et dans son objet. Pour éviter toute amorce de création d'un corps de "délégués spécialistes", la démocratie directe veille à ce que chacun puisse être à même de porter à tour de rôle la parole des autres, encourage la prise de responsabilité (alors que la démocratie bourgeoise pousse le citoyen à la décharge et à la déresponsabilisation pour le plus grand bénéfice des oligarques). Chacun, en démocratie directe, est donc responsable de tous et inversement.
La bourgeoisie et toutes les classes dominantes qui l'ont précédée ont toujours cherché à justifier leur oppression en prétendant que les sociétés humaines n'avaient jamais fonctionné sur d'autre mode et que donc elles ne pouvaient échapper à cette damnation de la domination ; l'argument ne tient pas la route, l'humanité a vécu beaucoup plus longtemps sans joug que sous les fers. Elle saura sans nul doute retrouver les chemins de la liberté. Souhaitons simplement que ce soit un peu avant l'an 10 000 cher à notre copain Léo ...
(suite) I - Le vote : la « mise en urne » de sa propre voix II - Petit plaidoyer pour la démocratie directe III - Voter, c’est voter pour le capitalisme IV - Politicar’d academy V - Souviens-t’en, citoyen VI - Vote ou boycott ? VII - S’abstenir aux élections, est-ce favoriser le fascisme ? VIII - Manipulation électorale IX - Lettre d’un jeune abstentionniste X - Du passé (récent) tirons les leçons XI - Ils ont voté contre Le Pen.. Et puis après ? XII - Où sont ils passés ? XIII - Pour commencer XIV - Electoralisme, ma preuve par Lula _________________ Travaille à contrer Babylone Obéit à ton esprit Consomme le strict minimum et Oublie tout ce qu'on t'as appris Insiste, persiste, résiste, existe ! |
|  | | Pasdeparanoia Agitateur


Inscrit le : 12 Mar 2007 Messages : 2800
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Jeu 20 Mar - 16:26 | |
| | Citation: | Cependant, le droit de vote est restrictif dans la démocratie athénienne. Les femmes, les étrangers et les esclaves en sont exclus.
|
Comme en France jusqu'en 1944 ou les femmes on le droit de voter. Les esclaves modernes sont nos clandestins, et les etrangers font profil bas. Sept siècles de branlette pour le même résultat. A la question si j'aime voter ? Non. Ca me fait chier, ça me met en colère. Me donne envie de venir non pas avec ma carte mais avec un bidon d'essence. _________________ Wahou ! Elle est énorme ! |
|  | | Cassandra von Gerolstein Unité de base


Inscrit le : 20 Mai 2008 Messages : 6
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mar 20 Mai - 20:55 | |
| | C'est un peu épais, tout de même. |
|  | | Hoche Engagé


Age : 23 Inscrit le : 10 Mar 2007 Messages : 813 Localisation : de retour dans le sud
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mer 21 Mai - 0:36 | |
| | Citation: | | La démocratie directe empêche la confiscation de la parole de tous au profit d'un seul ou de quelques uns |
mmmmh pas d'accord, suffit qu'il y ait un bon parleur démago pour faire tomber cette théorie.
| Citation: | l'assemblée qui l'a choisi peut à tout moment le révoquer s'il s'avère que le mandat confié n'est pas respecté.
|
Justement, suivant comment tu tournes la chose, ni vu ni connu j't'embrouille.
| Citation: | | non seulement le mandaté est constamment soumis au contrôle de ses mandants, mais encore sa délégation est limitée dans le temps et dans son objet. |
Tout comme en démocratie représentative... c'est le principe. Mais si les gens arretaient de voter comme des moutons pour des programmes qu'ils savent intenables et s'ils prennent un peu en compte la réalité des choses, le bien commun et la raison d'état... on s'en sortirait un peu mieux.
| Citation: | | La bourgeoisie et toutes les classes dominantes qui l'ont précédée ont toujours cherché à justifier leur oppression en prétendant que les sociétés humaines n'avaient jamais fonctionné sur d'autre mode |
On met pas mal de monde sous l'étiquette de bourgeois
| Citation: | | l'argument ne tient pas la route, l'humanité a vécu beaucoup plus longtemps sans joug que sous les fers. |
ah bon ? l'Homme a besoin de la société... et a toujours besoin de leader : à partir de là une hiérarchie s'impose.
Non une démocratie directe ne peut être établie que sur un petit territoire et une petite communauté... et encore je ne parie pas sur sa longévité. _________________ la reflexion prépare, la foudre exécute ! Général Lazarre Hoche "Par Saint Michel ... Vive les Paras !!!!!" |
|  | | Cassandra von Gerolstein Unité de base


Inscrit le : 20 Mai 2008 Messages : 6
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mer 21 Mai - 0:52 | |
| Par exemple, au Gerolstein......  |
|  | | thordonar Wannabe Soral.

Inscrit le : 13 Aoû 2007 Messages : 1918 Localisation : Sur le fil...
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mer 21 Mai - 5:33 | |
| | Citation: | Selon Rousseau, tout homme étant détenteur d’une part de souveraineté (pouvoir de commander), voter est un droit. Chacun est apte à voter les lois. Si, dans les États de quelque importance, les citoyens sont contraints de déléguer leur souveraineté à des représentants élus, ces derniers doivent demeurer en permanence sous le contrôle des électeurs, qui ratifient les lois (principes du référendum et de la démocratie semi-directe). Cette théorie de l’électorat-droit implique l’instauration d’un régime républicain et du suffrage universel. L’électorat-droit s’oppose à l’électorat-fonction, théorisé par Sieyès. Voter est une fonction publique, dit Sieyès, et doit être l’apanage des plus dignes ou des plus aptes, car la souveraineté appartient non à un ensemble d’individus, mais à la nation, entité abstraite et indivisible. L’électorat-fonction implique un suffrage censitaire et l’établissement d’un régime représentatif. |
pour faire simple, dans le premier cas, c'est ingérable, dans le deuxième, c'est une confiscation du pouvoir. _________________ vois la lune et le soleil, écoute le vent et la mer, touche la terre et l'arbre, et entends la voix des dieux |
|  | | karg se Ayatollah


Age : 26 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 2734 Localisation : Cestas
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mer 21 Mai - 8:39 | |
| Pourquoi ingérable? La démocratie fonctionne bien, à condition que le pouvoir soit bien localiser, sans redondance. Les système démocratiques bottom up marche très bien, même sur des sujets réputés ingérables (la pêche en Norvège par exemple). _________________ Les grandes démocraties, qui ont tous les moyens,ne font plus peurs parce qu'elles ne donnent pas l'exemple. Ceci ne peut plus durer, elles doivent êtres exemplaires, lier la parole à l'acte, comme Barrack Obama l'a dit. Alpha Oumar Konaré, ancien président malien, ancien président de la Commission de l'Union africaine. |
|  | | Hoche Engagé


Age : 23 Inscrit le : 10 Mar 2007 Messages : 813 Localisation : de retour dans le sud
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mer 21 Mai - 11:06 | |
| | Citation: | | Pourquoi ingérable? |
c''est surtout le cas de démocratie directe qui est ingérable ... et on le voit aussi aujourd'hui où l'on fait greve pour un oui et pour un non : l'on voit bien une différence entre devoir faire face à une réalité (qui est que l'Etat n'a pas un rond) et les volontés individuelles (chacun veut défendre son steak, les autres peuvent crever). Pas simple _________________ la reflexion prépare, la foudre exécute ! Général Lazarre Hoche "Par Saint Michel ... Vive les Paras !!!!!" |
|  | | karg se Ayatollah


Age : 26 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 2734 Localisation : Cestas
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mer 21 Mai - 12:28 | |
| En France personne ne t'écoute à moins que tu casses et que tu brule. Tu peux pas raisonner à partir de l'exemple Français, surtout qu'en ce moment la com communautariste de Sarko fait un malheur. _________________ Les grandes démocraties, qui ont tous les moyens,ne font plus peurs parce qu'elles ne donnent pas l'exemple. Ceci ne peut plus durer, elles doivent êtres exemplaires, lier la parole à l'acte, comme Barrack Obama l'a dit. Alpha Oumar Konaré, ancien président malien, ancien président de la Commission de l'Union africaine. |
|  | | thordonar Wannabe Soral.

Inscrit le : 13 Aoû 2007 Messages : 1918 Localisation : Sur le fil...
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Mer 21 Mai - 18:43 | |
| | karg se a écrit: | | Pourquoi ingérable? La démocratie fonctionne bien, à condition que le pouvoir soit bien localiser, sans redondance. Les système démocratiques bottom up marche très bien, même sur des sujets réputés ingérables (la pêche en Norvège par exemple). |
tu le fais exprès ou c'est naturel, de toujours répondre à côté ? _________________ vois la lune et le soleil, écoute le vent et la mer, touche la terre et l'arbre, et entends la voix des dieux |
|  | | Ady Saltimbanque.

Age : 21 Inscrit le : 27 Juin 2007 Messages : 1282 Localisation : Essonne
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Jeu 22 Mai - 19:22 | |
| | Hoche a écrit: |
Non une démocratie directe ne peut être établie que sur un petit territoire et une petite communauté... et encore je ne parie pas sur sa longévité. |
Pour élargir, c'est une question de coordination, avec des délégués, tout de même, MAIS dont le mandat est restreint et révocable... Et ça a déjà fait ses preuves ^^ _________________ Travaille à contrer Babylone Obéit à ton esprit Consomme le strict minimum et Oublie tout ce qu'on t'as appris Insiste, persiste, résiste, existe ! |
|  | | Pasdeparanoia Agitateur


Inscrit le : 12 Mar 2007 Messages : 2800
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Jeu 22 Mai - 20:42 | |
| Révocable, c'est pas du luxe ! Dans le Canard d'hier, Lagarde, à la question, c'est quoi faire de la politique : Ben, gagner les élections ! |
|  | | Hoche Engagé


Age : 23 Inscrit le : 10 Mar 2007 Messages : 813 Localisation : de retour dans le sud
 | Sujet: Re: Le droit de vote à travers les siécles. Ven 23 Mai - 1:33 | |
| | Citation: | MAIS dont le mandat est restreint et révocable...
|
Ce qui pose le probleme d'une politique à long terme, ne bloque pas le probleme (voire empire) du clientélisme, amplifie la démagogie (quand vous êtes sur un siège éjectable, on caresse dans le sens du poil) ... _________________ la reflexion prépare, la foudre exécute ! Général Lazarre Hoche "Par Saint Michel ... Vive les Paras !!!!!" |
|  | | | Le droit de vote à travers les siécles. | |
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