La Pensée Multiple

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 Qu'est ce qu'un français de souche

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karg se
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MessageSujet: Qu'est ce qu'un français de souche   Dim 18 Oct - 12:41

http://consanguin.blogspot.com/2008/10/quest-ce-quun-franais-de-souche-2_14.html

Bien souvent, nous voyons le terme de « français de souche » employé à tort et à travers, sans toujours y déceler ce qu’il véhicule de noblesse déchue, de consanguinité fantasmée et de connerie joviale.

Mes frères, cette semaine, nous publions la première partie de notre étude sur la notion de souchien. Oui mes Frères, nous avons questionné notre identité. Celle-ci, plus que jamais remise au goût du jour par un candidat aux présidentielles qui n’avait alors d’yeux que pour nos suffrages, est devenue l’objet d’un ministère (principiellement chargé d’expulser ce qui n’a pas l’avantage de correspondre aux pâles profils aquilins de nos aïeux ni aux objectifs numéraires de nos dirigeants).

1) La thèse identitaire


De l’identité à l’identitaire, la pente est facile, et nous avons débuté notre pèlerinage par les plus résolus d'entre eux, le blauk.

Situé un degré seulement au-dessus du gros skinhead à QI de paraboots dans l’échelle de l’Evolution, l’identitaire s’épanouit en blauk, à savoir un groupuscule de consanguins pur jus. Des post-gudards à la mèche toujours pimpante, des bourrins pur-porc qui délirent sur l’islamisation de leur grand-tante entre deux interviews de Guillaume Faye, etc. La fine fleur du bloc identitaire réaffirme depuis des années de quel bois les gau-gau les-gaulois sont faits. Au premier rang de ces activistes du pixel brun, nous comptons les intarissables Denis Grêlon, Fabrice Robert (c’est pas des blazes de souche ça madame ?) ou encore le mignonnet Guillaume Pelletier, transfuge en vicomté. Leur bible quotidienne : Novopress (« Pour la réinformation des lignées pures finies à l’urine »), le bulletin qui colle aux fesses.

L'acception identitaire du souchien est relativement schématique : un fan de saucisson. Essentiellement. Souverainiste, parfois monarchiste, souvent fauché, et fan de saucisson. Mais alors, un vrai fan, LE Fan. Il en bouffe tant qu’il peut, et c’est bien la preuve de sa supériorité. D’ailleurs ça ne tiendrait qu’à lui, le monde entier s’appuierait du saucisson du matin au soir, par camion-citernes. On saigne des cochons dans des tonneaux, nouzôtres.

le saucisson


Mais le souchien n'est pas qu'un régime alimentaire, non non, le français de souche est un peu plus qu’un hominidé lipidivore. Il a une culture, des traditions, un pedigree, et des penseurs ! Nous avons donc promené nos micros sous les museaux postillonnants de plusieurs consanguins connus ou anonymes.


2) Les Consanguins s'expriment



Maurice Gné Dantec, écrivain québécois : « ... ouais, j'dirais qu'un français de souche, euh, c't'un mort-vivant qui s’ignore, okay ? Comme un atome de graphite pris dans le tsunami islamogauchiste néomunichois de Zéropa 2008. J’dirais que c’est un métapeuple en voie d’extinction, euh, okay.. face au pulsar multiethnique universel ionisé, okay ? C’t’un un cadavre écolo-recyclé abandonné derrière eux par John Rambo et John McCain, okay ? TOUT VA BIEN, GNEEE..»

Jean-Ivanhoé de Villiers-Salazar, rentier neuilléen : « Le francosouchien est l'un des Premiers Chrétiens Re-persécutés, perdu dans un continent de culture hybride avec des arabes et des socialistes, maintenu sous un diktat judéo-maçonnique oïkophobe par l'intelligentsia bobo-germanopratine, la gauche caviar laxiste et post-soixantuitarde, les réseaux d'immigration du Mali, de la Côte d'Ivoire, du Niger, sans parler des syndicats trotsko-léninistes ! »

Davide Pursang, chanteur de province : « Le français de souche, c’est un agent littéraire d’exception, un bagosse réac percutant, acteur à ses quarts d’heure, un poète sanguinolent face au pulsar multiethnique universel catalysé, un libre-boxeur rock’n roll, yeah. Le souchien est emporté dans un tourbillon chachacha. Ça plane pour moi ! ça plane pour moi moi moi moi moi, ça plane pour moi ! »

Fondation Polémia, underthink-tank courtois : « un français de souche monsieur, c’est un individu fort et blanc, le pied planté dans sa terre, le torse tendu en avant, le bassin en arrière et la tête haute… ce qui lui donne peu ou prou l’allure d’une ballerine certes, mais quand va-t-on enfin en finir avec l’ethnomasochisme ! »

Miguel Enfoiros, sociologue transformiste : « Dégénérescence obscurantiste par réflexe atavique. Complexe cervical atrophié, simplisme du raisonnement, confusion expressive, épaisseur proverbiale. Puisqu’il ne réalise rien, le souchien estime être lui-même une réalisation en soi. Qu’il convient de ne surtout pas faire évoluer. Le souchien se crispe sur un âge d'or révolu, (on hésite entre celte ou carolingien), plutôt rural, familial et bigot. Pour lui, la terre est peut-être quand même plate, et l'appartenance nationale est une qualité génétique, héréditaire et auto-immune. »

Chictype, blogger hype
: « Un mec en or, qui évite les balayeurs du métro en rentrant du Bal des pompiers bourré au Ricard. »

Alain Soral, boxeur borgne : « le français de souche est bien évidemment l'idiot utile du système, la victime des forces combinées de la mondialisation ultralibérale pilotée depuis Washington par le lobby judéo-israélite et ainsi confisquée par les puissances d'argent et le patronat international capitaliste bourgeois, par définition opposé à l'enracinement maurrassien des couches sociales défavorisées, et de l'activité de lobbying des réseaux gays dont l'intériorité essentielle est elle-même induite par la pétassisation féministe des années 70 pilotée par le lobby judéo-judaïque antiprolétaire dont le programme est bien évidemment la destruction du tissu social des anciennes villes industrielles du bassin lorrain. Et ça, ça dérange. »

Captain Caverne, blogger natio : « Français de souche ? c’est génial, on, on gueule tout le temps, on cogne tout le temps, on, on convoque les Grands Anchiens, et euh, on colle des stickers de Siudmak dans son photobucket et, euh, on attend la Contre-Révolution du Grand Occident Supercooonquéraaaant contre les bobos islamonazis, mais en vrai on tient un tabac ou un blog, on vote De Villiers, on rigole sur Gerra, et on se branle sur la mère Carrère d'Encausse malgré les rides. »


Frère Scoliose, moine : « C’est généralement un syndrome grotesque : l'apologie de la puissance virile par une larve pétocharde. Le syndrome souchien. Exemple : un blogger raciste qui ouvre des portails gaulois, ou lecteur de Dantec qui rêve de fornication avec plusieurs membres de sa famille ante ou post-mortem. Car voyons après tout, mon fils, et devant le Très Haut, il n'y a rien de tel que la famille. »

Brice Hortefeux, ministre d'état : « Et si on ouvrait des camps de réinsertion psychosociale cogérés par l'Eglise et l'Armée ? »

Frère Sclérose, moine : « Le Français de souche, c'est le néant électrifié par l'emphase. »

Chacun y va de son commentaire, sans éclairer vraiment notre lanterne. Difficile de tirer une conclusion générale des contributions de nos stars de la Consanguinie. Parlant de stars, nous nous sommes tournés vers la plus croquignolle d'entre elles : le Ftalker.

Le Ftalker, régulièrement cité sur Consanguin, plaide inlassablement pour une réhabilitation de la vraie France des valeurs vraies, et combat les moulins du socialisme, du nihilisme, du journalisme, tout en bâtissant une oeuvre critique digne d'un grand pâtissier. Il devait donc nécessairement détenir une définition honnête et concise du "souchien". Honnête et concis comme seul José Desensio sait l'être.


Dernière édition par karg se le Dim 18 Oct - 12:49, édité 1 fois
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karg se
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MessageSujet: Re: Qu'est ce qu'un français de souche   Dim 18 Oct - 12:45

Seconde partie


Aujourd'hui, mes bien chers frères, la suite de notre étude sur la notion qui agite les consanguins, le "français de souche".

Dans le cadre de notre vaste enquête sur le concept de « souchien », nous avons commencé par interroger ceux qui se réclament d’une ascendance dite « pure », c’est-à-dire censément dénuée de toute influence « allogène » : les identitaires. Ceux qu’on qualifie parfois dans les médias de gros sursinges racistes, de suprémacistes saucisson, voire de marcassins cocardiers finis à l’urine, n’ont cependant pas réussi à définir ce qu’est l’essence souchienne, la racine française, autrement que de façon charcutière.

Un sondage rapidement effectué auprès des ténors de la Consanguinie s’est avéré aussi peu concluant, chacun prêchant un peu trop pour sa sous-paroisse. Nous nous sommes donc tournés vers José Desensio, l’hylochère boursouflé qui continue de tourner en rond dans sa Zaune, car nous savons qu’il attend tout email avec l’impatience du yorkshire à la perspective de son bol de friskies.


José Désensio, c’est notre inaltérable « maverick » de la littérature, la petite cylindrée qui fume et pétarade, celui qui vit la critique comme un sacerdoce et qui écrit comme un supplicié.

Cet admirable consanguin continue de s’emporter contre l’inanité des temps présents, avec l’écho tumultueux des chasses d’eaux industrielles. L’on n’a de cesse de s’émerveiller de la constance dont il fait preuve dans la détestation de "l'Ôdieuse Môdernité", parfois secondé par ses amis Francisque Pourry, Raphaël Dordure ou Germain Souche, zélés petits soldats de la soucherie quotidienne. Que sait donc notre Ftalker de la notion de « français de souche » ? Sûrement plein de choses.

1) Le français de souche


Nous approchons de la Zaune, îlot isolé au beau milieu des marécages éditoriaux français. Soyons prudents, nous savons qu'en ces lieux sombres réside une créature féroce, un phénomène indicible qui relègue le grand Kong à l'état d'attraction de fête foraine. Nous percevons peu à peu, outre l’odeur méphitique qui émane des rivages de la Zaune, une litanie pleine de dentales et d’anathèmes, une écholalie permanente qui insulte le reste du globe en boucle, le bruit d’un pot d’échappement percé exhalant ses vapeurs carbonées. Puis le brouillard se lève, la quille de notre barque s’enfonce la vase, nous accostons, et un farfadet jappeur sautille immédiatement à notre rencontre.

Il est là, c’est lui : le Ftalker apparaît. Prouff !

Entre deux republications de ses propres entretiens consacrés à ses propres articles, Stalkie-walkie ne rate jamais une occasion de fustiger l’anti-France, de la madone socialiste à Arnaud Viviant en passant par la bolchévisation obligatoire du pays par décadence post-moderne et athée de ses Lettres. Desensio peut nous aider, car il sait, lui, ce qu’est la Langue française, donc la Pensée française, donc l’Histoire française, donc la Race française. Notre divin matamore enflé ressasse continuellement les noms de nos auteurs oubliés, ceux que l’Education Nationale bâillonne dans son entreprise révisionniste et cosmopolite : Bernanos-Bloy-Boutang – des noms que tout bon consanguin se doit de connaître, à défaut de les avoir vraiment lus. Le Ftalker, de ses propres aveux, est au fond le seul véritable critique littéraire en France. Il en connaît la formule : six paragraphes d'insultes pour un paragraphe de commentaire, en moyenne, selon une distribution 2 + 1 + 4.

Nous interrogeons José, et le farfadet de la zaune nous donne la définition suivante, que nous livrons à vos sagacités consanguines :

« Mais peste, qu’est-ce qu’un français de souche, sinon le paria, ma foi, le dernier renégat plongé au cœur des ténèbres, le fier soldat qui comme le savait Gadenne n’a d’espoir que celui qui réside, tel un tison rougeoyant consumant sa propre incandescence, au plus profond de ses poches, sous quelques euros qui n’iront à aucun punk-à-chien croyez-moi, ces salaces vermines qui mendient devant l’antenne du FN biarritzien de ma tumultueuse jeunesse. Le Souchien, ma foi, n’est autre que ce fier combattant qui, balloté au sein d’une embarcation vermoulue infestée des miasmes coprophages d’un post-modernisme que ce qu’il est convenu d’appeler les instances mondialistes veulent ma foi désormais imposer à tous, comme le savait Steiner, un frêle esquif battu des vents de l’infamie (j’allais dire de la trahison), le crâne incliné mais la nuque ma foi raide, j’allais dire rigide, contre les idoles criardes de la bien-pensance et ma foi, en butte à toutes les bassesses de la fosse à purin de l’internet anonyme, le français de souche, ce chien galeux que l’on chasse des maisons d’éditions à coups de pieds dans les flancs (j’allais dire dans le cul), cet extraordinaire épouvantail ténébrique qui terrorise les picrocholins artefacts de l’édition et les phocomèles du maljournalisme, j’en passe et vous me direz, ma foi, c’est tant mieux, oui mes amis, ce français pourchassé, ne condescend à écrire que dans l’ombre et la solitude, à la lumière d’une bougie et ma foi, finalement qu’à la seule intention de ses frères, ses frères de sang, ses frères de souche, oui vous mes lecteurs, qui tous les jours consultez ma zaune, et qui avez tout intérêt à acheter mon livre, ma foi, n’oubliez pas ça s’appelle "Maudit soit Adreas Warsteinkrakenburger !" aux éditions du Coq Roteur. Le français de souche c’est l’obscur et inusable critique isolé, ma foi, la sentinelle authentiquement réactionnaire qui veille, dans un monde que j’allais dire totalement résigné, à ce que survive la lumière d’une Réelle Présence, soumise aux vents nauséabonds des journalistes qui refusent de parler de lui et préfèrent promouvoir les bluettes ineptes de Florian Zeller et les romans de gare des abrutis plein de merde enfoirés de putains sales putes sans couilles de connards d’éditeurs qui m’ignorent putain d’enculés la bouche pleine de merde, merdiques gauchistes de merde merde, merde à la merde, tout rien que de la merde sauf mes écrits ma foi. C’est dit ! Ah, excusez-moi je dois vomir, je reviens. »

Un peu confus, quand même. Il se dit que la médecine moderne, matérialiste et socialiste, a décelé chez José une démence frontotemporale prononcée. Fi ! Elle essaie toujours de trouver une explication biologique aux dissidences anti-progressistes. Démence frontotemporale peut-être, mais quel style !

Un peu confus, coprolalie mon amour. Il n’est pas sûr que le Ftalker ait une conception du souchien plus précise que l’identitaire moyen. Mais, c’est vrai, José Desensio fait dans la critique littéraire - du moins le prétend-il. C’est donc peut-être dans ce domaine qu’il faut l’interroger pour obtenir une réponse intelligible.

2) La littérature de souche

C’est ce que nous fîmes, et nous eûmes cette fois une réponse limpide. A la question, « Noble Ftalker, qu’est-ce que selon vous la littérature française ? », José nous a répondu très simplement :

« Dans ma Zaune fermée à clef, je n’ai ma foi de cesse de dénoncer la nullité de la presque totalité des romans qui s'écrivent en France, laquelle n'a d'égale que la presque totale nullité des critiques qui en vantent les insignifiances mille fois ressassées. Ces parasites sont intoxiqués par la carne qu'ils consomment, c'est une règle évidente propre à toute pyramide alimentaire. D'où vient cette nullité absolument irrécusable de la Littérature aujourd’hui ? Les causes (politiques, sociologiques, économiques, historiques et bien sûr spirituelles, les premières dans l'ordre invisible) sont multiples, complexes, anciennes bien sûr mais ma foi, il en est une qui me paraît ma foi bien trop sous-estimée: les éditeurs français publient beaucoup de merde, encouragés ma foi en cela par leurs attachées de presse, ces petites putes qui se moquent de moi, et leurs amis les journalistes qui ont l'odorat tout aussi peu développé que la vue, ma foi. La littérature française, c’est, ma foi, une merde normalisée, standardisée, préformatée, bien calibrée pour nous délivrer ses plus subtils arômes de sexe, de violence, de bien-pensance contrite, de haine de la France, de son histoire, de ses écrivains les plus illustres, de haine de Dieu, d'amour du pauvre, du marginal, même s'il n'est pas artiste, du perclus, du clochard, du beur, du noir, du jaune, du rouge, de la Terre entière et de sa versicolore diversité à l'exception de ce pays de colonisateurs blancs arrogants et capitalistes qu'est la France, une merde ma foi d'origine biologique pour faire plaisir aux écologistes et obtenir ainsi un joli tampon administratif prouvant une irrécusable traçabilité, une merde ayant la forme du temps, son odeur (mauvaise, cela va de soi) et sa consistance (friable). Disons-le bien franchement, ma foi : 95% des romans français qu’on qualifie de délicats, violents, exaltants, dépressifs, jubilatoires, nauséeux, immondes, divins, ennuyeux, n’est ma foi qu’un nuage de merde distillée, de la merde séchée partout, hormis bien entendu ma production critique, mes hautes considérations sur cette merde merdique, cet océan de merde partout tout le temps, enculés d’éditeurs, enculés d’éditeurs qui ne répondent pas à mes lettres, enculés de merde putain de bordel merdeux fait chier je vous encule tous, merde, ma foi merde !! ».

A contrario, il faut donc comprendre que la seule vraie littérature française, les véritables Lettres, est une Littérature exempte de sexe, de violence, de bien-pensance contrite,une littérature qui glorifie la France, son histoire, ses écrivains les plus illustres, une littérature qui glorifie Dieu, et qui fustige et condamne "le pauvre, le marginal, le perclus, le clochard, le beur, le noir, le jaune, le rouge, la Terre entière et sa versicolore diversité". Au final, la véritable littérature selon Desensio, c’est celle qui glorifie la France éternelle des colonisateurs blancs et capitalistes, contre tout le reste. Desensio n'a décidément pas son pareil pour donner du lyrisme aux poisseuses conceptions du souchien identitaire...

La Zaune en travaux

Voilà ainsi expliquée, Révélée oserions-nous dire, la démarche critique du Ftalker, qui milite pour une Littérature de Souche. Son étude de la démonologie dissimule en fait une véritable entreprise de refrancisation de l’édition littéraire, celle qu’il appelle de ses vœux – et qui pourrait enfin lui donner une chance d’être lu par d’autres que son fidèle Samuel Gourio.

Le Mal, c’est en réalité tout ce qui relève du sexe, de la violence, de la haine de la France, de la haine de Dieu, le Mal c’est les pauvres, les marginaux, les beurs, les noirs, les rouges, la Terre entière. Le Bien, c’est la France colonisatrice et souveraine, et tout ce qui en fait l’apologie, en dernière analyse. CQFD.

On progresse, donc.

On progresse pas vite, parce que la vase de la Zaune se colle à nos bottes et qu’on nage dans la merde scatophile dont le Ftalker nous inonde, mais comme il le répète lui-même, c’est en fouillant aux tréfonds de l’excrémentale production contemporaine qu’on finit par trouver la lumière.

Et notre blog, mes frères consanguins, n’est fait que de cela : une prospection spéléologique en apnée, une fouille archéologique dans la réacosphère souchienne, une dissection de la cervelle identitaire, une véritable descente aux enfers consanguins. Et Juan est indéniablement notre meilleur guide, sorte de Gollum coprolalique et difforme qui se prend pour un Musclor blond. Bref, c'est la psychologie consanguine incarnée. Fiat lux.

Qu’est-ce donc qu’un français de souche ? Nous savons à présent, grâce à Juan Asensio, qu’il ne doit lire que ce qui glorifie son arbre généalogique et qu’il ne doit jamais ô grand jamais entrer en contact avec quelque chose de rouge, de noir, de pauvre ou de marginal, fût-ce au travers d’un livre. Mille mercis au 50 centimètres cube infra-verbeux de la toile littéraire.

Mais continuons notre enquête...
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karg se
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MessageSujet: Re: Qu'est ce qu'un français de souche   Dim 18 Oct - 12:48

Qu'est-ce qu'un français de souche ? (3)

Nous poursuivons cette semaine notre enquête au sein de la fantastique galaxie des fun-fascistes de la toile, toujours à la recherche de la souche du français. Nous nous sommes laborieusement extirpés de la super logochiasse du sautillant Ftlaker, et nous avons quitté les rivages boueux de sa Zaune pour rejoindre la côte, ses routes nationales, à la recherche d'un carrrefour consanguin plus fréquenté.

Qu'est-ce qu'un "français de souche" ? Mais il fallait bien sûr se rendre sur le portail des autoproclamés "français de souche", tenu par notre François Setouche préféré. Cette amusante gargouille borgniste continue de tenir salon, et c'est le gros Rencard des Raclons Racistes (RRR). Ici, les discours islamophobes répondent aux homélies antisémites, entrecoupés de sonores dégueulis haineux quand la cervoise tape un peu fort. Les natios, issus de ce que François n'hésite pas à appeler la "diaspora" gauloise (sic), se réunissent tous les jours pour deviser de concert, gros branleurs d'entreprise ou sacs à vins désoeuvrés à domicile, et parfois même un wisigoth du Vaucluse, un celte de Marseille ou un viking de Melun improvise un slam patriote au biniou. On entend un accordéon, une vache meugle, et l’étable souchienne online commente l’actualité, telle qu’elle lui est servie tout chaude par le taulier, comme un gros sanglier fumant dont le sang dégouline depuis la cuisine jusqu'aux gamelles des crétins du réfectoire. Une belle unanimité colore toujours le concerto des sous-chiens, une camaraderie qu’on sent virile et élevée au bon grain, et une sollicitude générale envers toute mouvance nationaliste en europe - malgré il est vrai quelques fausses notes entre partisans. ça rote, ça pète, ça chante des trucs paillards et ça fantasme sur une "révolution", non plus prolétarienne mais "ethnique".

Village Global = fissure anale

Le complot planétaire qui les accable ? Le Village Global. La nécessité d'être "citoyen du monde", la désaffection pour la nation et le mélangisme obligatoire (dont on cherche encore par quel traité international il est imposé). Mais très rapidement, on constate que ce refus d'être "citoyen du monde" traduit surtout une grosse haine bien dégueulasse du couple interracial du 5e, des reubeus d'en face, ou du nigérien qui livre les pizzas...

Logiquement fréquenté par des "natios", le portail à enseigne bovine confirme les points suivants : le français de souche parle très souvent d’Alain Soral, de Kemi Seba, de Harkis, de rap, de Ségolène Royal, de Besancenot, de Morsay, de sorte qu’on pourrait croire qu’il milite à SOS Racisme ou qu’il est gros fan de Zebda. Nenni ! Ces marronniers sont en réalité les poupées vaudoues qui représentent Tout Ce qui n’Est Pas Blanc et Catholique, et en réalité tout ce qui n’est pas raciste, frileux, vindicatif, et passablement illettré. C’est du moins ce qui ressort de notre fréquentation des commentaires. Et là, ô stupéfaction. Fascination. Cloaca Maxima.

Hu ? Humfrr !

A lire les pichets de bave liquoreuse quotidiennement versés via ce blog, il apparaît que ce mythe d’une racine homogène repose sur une idéologie du sol, du terrier, de l’humus, de la souche. La France est fille aînée de l'Eglise, les nuages radioactifs et les crises boursières s'arrêtent à ses portes, tous comme les sarrazins avaient jadis le bon goût de le faire à Poitiers. La croûte terrestre sous les pieds des petits souchiens, et la stratosphère au-dessus de leurs têtes blondes, sont toutes entières identifiées comme leur propriété de droit divin. Cette fiction constitue une sorte de niche en bois dans laquelle le souchien revendique le droit de poser ses fèces et de circonscrire son territoire. Mieux, il aime le Christ, et agonit d'injures son prochain. Une sorte de "sainte souveraineté cocardière" moins juridique que génétique, bref une conception biologico-médiévale de l'hexagone. Cette conception délirante est reprise par la quasi-intégralité des débiles profonds qui nourrissent le site de leurs commentaires.


Super-Souchien contre l'Axe Bruxelles-Téhéran

Comme tout bon consanguin largué qui souhaite réintégrer l’utérus maternel, le sous-chien veut rentrer dans sa niche, il veut la restauration d’une patrie éternelle dont le projet politique n'est pas de synthétiser un truc un peu collectif, mais de définir une identité, une essence, en labourant l’histoire nationale et en gueulant comme des truies devant toute crise économique ou sociale.

Les souchiens vivent généralement dans les murs et sous les éviers. Mais depuis leurs tanières, la main en visière, ils perçoivent nettement l'avenir hexagonal : une islamisation radicale et exhaustive depuis Naples jusqu'au Finnmark, de l'Atlantique à l'Oural, et dans les 5 ans. Yeah, rien que ça. Toute l'Europe. Toute ? SAUF le petit village des damnés qui résiste et prône l'avènement du Renouveau Souchien (de toutes façons c'est ça ou l'extinction biologique, donc). Ce rêve souchien, superbement statique et sclérosé, doit se concrétiser dans une prise de pouvoir quelconque, une providentielle xénophobie d’état, et l'institutionnalisation d'une ségrégation admirablement hargneuse. Le projet repose sur la réactivation d'un mythe racialo-national, sur lequel s’élaborerait in fine un corpus normatif légitimant l’humiliation de certaines parties du territoire et de la population, au nom d’une dignité retrouvée et d'une nouvelle vitalité. Une sorte de pan-souchisme, quoi. Chacun chez soi, back to the time. La notion d’identité étant un gros ballon de nitroglycérine sur un terrain de rugby, l’étape suivante donne généralement lieu à des excuses nationales 60 ou 100 ans plus tard.

Le discours du webmestre est simple : il ne fait pas de propagande, non madame, il choisit des thématiques. Il ne fait que juxtaposer des faits divers et articles de presse qui relèvent de l'immigration ou de "l'idéologie multiculturelle" (une parfaite objectivité dans la sélection, par conséquent). Le site se targue même de "pluralisme" : royalistes, européistes, antisémites, islamophobes, sionistes, une vraie partouze benetton, en somme. L'essence de la souche réside ici : c'est un autre "vivre-ensemble". Un communautarisme blanc, catholique, "bon teint", intrinsèquement raciste et demeuré : une tribu lo-cale. Dont les membres manient avec une ébouriffante obsession la pittoresque notion d'immigré de 3e ou de 4e génération (un barbarisme anachronique comme les meilleures propagandes savent en produire). Ensemble, François et les Souches émettent un long pet qui se veut pensée.

De quoi est faite cette pensée souchienne ? Hormis les tartes-à-la-crème conceptuelles de patrie, honneur, fraternité, tradition, autant de principes débités en mode litanique sans jamais d’exploration réelle, les sous-chiens s’expriment en aboyant. Le webmaster sort une actu (un coup de filet des stups en Seine & Marne, la construction d’une mosquée aux Pays-Bas) et le petit auditoire aboie. Ça hurle, ça piaule, ça grogne, ça jappe. Le webmaster propose ensuite un fait divers, (un crétin tombe d’un toit, la délinquance urbaine foisonne), et le chenil repart au quart de tour. Ça crache, ça feule, ça glapit et ça grouine. Et ainsi de suite, un petit théâtre pour sursinges dressés - ah, c’est vrai, les métaphores animales sont dangereuses, mais on note justement qu’elles constituent l’unique proposition esthétique du site des petits frontistes à la croix de fer... On se soucie assez peu de la langue finalement, et c'est souvent en mode SMS qu'on dégueule son racisme quotidien. Le style SMS est bien pratique : il permet de masquer les colossales lacunes grammaticales ou syntaxiques qui accablent la majorité de ces zozos apologistes de la "francité". Une vraie cacophonie de gallinacées illétrés : les souchiens caquettent, et c'est bien tout ce dont ils sont capables.

La rhétorique souchienne est commune à tous types de fondamentalismes, et on note sur ce plan des exhortations guerrières et des professions de foi que ne renieraient pas les plus moisis des talibans. En revanche, le dialecte souchien mélange l'esthétique surannée du chasseur pété à l'armagnac et la rudesse du spetsnaz marbré à la vodka. La poésie tribale des souchiens a quelque chose d'unique... Comme un long rot mouillé, dont l'accent du terroir varie selon les régions.

On note au passage que le dispositif discursif des souchiens est totalement autoalimenté. Un vase clos parfait, le bouillon de culture idéal pour que se développent les germes du grégarisme le plus criminel. Un post déclenche une vingtaine de réactions, qui en engendre autant - bien que tous les museaux soit tournés dans la même direction. Un terrible grégarisme sectaire, oui, comme seul un groupuscule extrêmiste en a le secret. La médecine moderne socialiste et matérialiste pourrait y voir une sorte « d’émétophilie collective babines retroussées », qu’elle a déjà diagnostiquée parmi combien de cellules syndicalistes ou religieuses.

La timbale, pour les sous-chiens, consiste à s’appuyer sur des agressions en banlieue et sur l’imagerie anti-occidentale affectionnée par les agresseurs, pour s’affirmer victime du "dogme de l'antiracisme" et parler d'islamisation. Quitte à mentir comme des garçonnets de 5 ans et se faire passer pour banlieusards quand on habite Reims ou l’Auvergne. Chez François Setouche, on dispense des conseils d’infiltration virale, on essaie d'éviter les poursuites judiciaires, on censure à tout va dès qu'un message apporte une fausse note dans le concerto raciste, et on contacte même les petits geeks qui torturent ce crétin de Morsay, pour voir si y a pas moyen de moyenner. Ce qui place la barre à hauteur de taupinière, mais alors, qu’est-ce qu'ils en sont fiers.

Le Glaive et la Burne

De fait, les hybridations sémiotiques comme « islamogauchiste » ou « ethnomasochiste » ont filtré dans le champ lexical du souchien, pour lui permettre d’articuler un peu plus son long borborygme guttural dit du « mâle blanc en voie d’extinction ». Un râle fort et fier, vitaliste, que dis-je, survivaliste, en ces temps harmaguédonesques. Pas un râle de fiotte - d'ailleurs le souchien est passablement homophobe.

Le Souchien Eternel

On ne peut qu’être choqué, à ce titre, de la misère sexuelle qui règne en ces lieux. La femme, qui devrait fermer un peu plus souvent sa gueule et se translater prestement vers la cuisine, est un fragile butin qui se laisse facilement hypnotiser par le libertarisme gauchiste ou l’exotisme africain. Comme la teub d’un sous-chien est un peu son axis mundi, il faut qu’il montre qu’elle est énorme, avec la classe d’un VRP de film porno. La femme, du coup, peut parfois ignorer royalement le souchien pendant toute sa vie.

Pas toutes, cependant. Le parti borgniste ne s’y est pas trompé, qui s’est rué prendre langue avec cette fine fleur du réacosme autour de quelques boutanches de picrate, comme il se doit. Il est ainsi possible pour la direction Borgne d’y prendre la température des troupes, comme une grosse Arlette Laguillier blonde au milieu de militants aussi enragés qu’ahuris. Mais on sait depuis longtemps que le parti Borgniste recrute ses troupes dans les caniveaux. Les souchiens n'y font pas exception. D'ailleurs ils n'aiment pas tellement les exceptions. Ils aiment l'homogénéité, la monochromie. Le sang pur et la hiérarchie. C'est très simple : poussez la "logique" souchienne à son terme, vous obtenez charters, progroms et génocides. Les souchiens du site François Setouche les appellent d'ailleurs ouvertement de leurs voeux. Comment ça illicite ?

Le schisme Danteco-Soralien

Par ailleurs, on retrouve également au sein de cette foire aux demeurés ce qu’il convient d’appeler le « schisme danteco-soralien » qui fracture le coeur patriote en deux. Tout souchien se voit un jour poser la question, comme une sorte de rite symbolisant le passage à l'âge adulte : es-tu plutôt arabophobe ou judéophobe ? Certains, grands princes, osent même une synthèse volontariste et profondément altruiste : « occupons-nous d’abord des reubeus, ensuite on verra pour les feujs ». Tout un programme...

Cette dialectique judéophobie / islamophobie est assez récurrente, et constitue la principale pierre d’achoppement au sein d’un cloaque qui clame par ailleurs sa viscérale homogénéité. Des viscères ? Oui en effet : abats faisandés, intestins malades et foies explosés. Coeurs secs. Poumons atrophiés. Testicules nécrosés. Une vraie dissection, celle-là (et pas une branlette littéraire de frontiste désoeuvré).

Enfin, les grappes souchiennes n'ont de cesse de s'enthousiasmer pour l'Infranationale Extrêmiste, et le taulier François fait défiler l'actualité de nos confrères européens : Vlaams Belang ou Ligue du Nord, Geerts Wilder, Slobodan Milosevic, Vladimir Jirinovski ou Roman Giertych, etc (1), un zapping en boucle sur les figures nationalistes et racistes du continent.

Alors, au final, qu'est-ce qu'un français de souche ?

Il semble bien que ce soit une pure fiction. Un agrégat de merde raciste et d'histoire mal apprise, un discours de cancrelat xénophobe, un sectarisme de flippette qui prend des poses de combattant bien planqué derrière son écran. Le site fdesouche donne une belle illustration de ce qu’est la Consanguinie sur la toile : une sorte de Klan virtuel sans les capuches pointues. Un petit théâtre pour meutes faméliques, dans lequel un webmestre variolé agite tous les jours plusieurs marronniers pour déclencher des séries d’aboiements, comme un gros con de voisin qui n'a rien à foutre de sa vie qu'emmerder ses contemporains.

Le "portail gaulois" est un radio-crochet des flippés, un supermarché online de préjugés, un fosse aux cons dont on s'étonne qu'elle n'ait pas encore fait l'objet d'une ordonnance du juge - mais peut-être que les souchiens ne sont lus QUE par des souchiens, ce qui explique qu'ils continuent à ne constituer qu'un épiphénomène qui fait rigoler en soirée.

En tous cas, le souchien est bien vautré dans son époque, à lui chier dessus tout le temps. C'est quoi un "français de souche" ? Ben la souche, tu vois, c'est un truc charnel, un truc que tu as en toi et qui te colle tes rares montées de testostérone. Donc en résumé, si t'es pas dans la compréhension du concept de "français de souche", que Dieu t'y mettes, et si t'y es, que Dieu t'y garde, amen.



(1) Jörg Haider, Pym Fortuyn et Bruno Mégret ont été écartés des références souchiennes les plus courantes pour cause de sexualité déviante.
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thordonar
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MessageSujet: Re: Qu'est ce qu'un français de souche   Jeu 22 Oct - 17:36

sous ce pseudo humour repose l'inexistence de la pensée et du raisonnement.

je tiens d'ailleurs à préciser que le mot souchien à été inventé par une frange idéologique prônant, non pas l'acceptation du métissage, mais sa suprématie comme étant supérieure au non métissage. de plus, ce néologisme a été créé dans un but volontairement méprisant, notamment pas sa sonorité ambiguë. c'est vous dire le niveau et l'optique de ceux qui l'utilisent.

en fait, cet article, c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité

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Qu'est ce qu'un français de souche

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