pierre Terroriste Bègue


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 | Sujet: Misha défonseca? Ven 29 Fév - 16:12 | |
| La petite Juive au grand nœud blanc
Misha Defonseca sera honorée dans toute la Wallonie fin avril 2006. Expositions et conférences-débats seront organisées autour de cet extraordinaire témoin de la Shoah. Mais qui est Misha? Comment cette petite fille juive fut-elle sauvée par des loups durant la Seconde Guerre mondiale? Récit.
Une photo du temps du bonheur, juste avant le conflit, nous montre Misha surmontée d’un immense nœud blanc. Joufflue, bien éveillée. Mais son existence tourne au cauchemar quand les Allemands envahissent la Belgique.
A Bruxelles, ses parents sont embarqués dans des camions militaires par les nazis. Destination : les camps de la mort. Misha est recueillie par une femme en noir, qui l’a maltraite. Seul ballon d’oxygène : un fermier qu’elle appelle Grand-Père. L’homme apprend à Misha que ses parents sont à l’Est. Et lui offre une boussole. Voilà la gosse qui s’échappe avec le désir de retrouver ses parents. Folie? Inconscience? Les deux, sans doute, mais son histoire va devenir l’une des plus touchante de la Seconde Guerre.
En trois ans, elle va parcourir quelque 3.000 km en restant à l’abri des regards. La faim, le froid, la cruauté des hommes, leur indifférence, sont le lot quotidien de la fillette de huit, neuf puis dix ans. En Pologne, elle vivra quelques mois dans une famille de loups, devenant par la même occasion la baby-sitter des louveteaux. Une expérience dont elle dit que ce sont ses meilleurs moments. Ne dites pas du mal des loups à Misha Deconseca Les hommes ont peur des loups, dit-elle. Moi, j’aime les loups et j’ai peur des hommes. » Comme on la comprend ! Devant ses yeux, durant cette période noire, une jeune fille est violée par un soldat allemand. A son tour assaillie, elle se défend à coups de couteau et tue. L’horreur. La survie sans fin. L’impossibilité de savoir si demain sera un autre jour. Quand elle arrive au bout de son chemin de croix, elle est en Ukraine. Elle sera rapatriée vers la Belgique par des voies plus rapides à la fin de l’Occupation.
Plus tard, beaucoup plus tard, elle racontera ses mésaventures dans Survivre avec des loups, qui paraîtra chez Laffont, à Paris, et est aujourd’hui édité au format de poche chez XO.
Steven Spielberg va bientôt coproduire un film qui raconte la guerre de la fillette.
Bref, Misha, qui a aujourd’hui 74 ans, va bientôt être connue de tous. Avant que ce succès ne lui tombe dessus, les Belges vont lui rendre un hommage mérité Depuis quelques temps , la presse belge se posait des questions au sujet de cette pseudo juive qui aurait vécu parmi une meute de loup Article du journal le Soir paru aujourd'hui: Misha Defonseca a avoué jeudi que l'histoire de son épopée à travers les forêts d'Europe, parcourues en 1941 avec une meute de loups, n'est qu'une oeuvre de fiction, et non pas un récit autobiographique comme elle le prétendait depuis dix ans. Explications.
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urvivre avec les loups. D'après l'histoire vraie de Misha Defonseca." Le générique du film à succès, encensé par la critique, est sans équivoque. Tout comme le livre, best-seller traduit en 18 langues, dont il est adapté, présenté comme un récit "autobiographique". Il s'agit de l'incroyable périple d'une fillette juive bruxelloise de 7 ans qui, en 1941, parcourt 3 000 kilomètres à pied vers l'est, pour tenter de retrouver ses parents déportés. Affamée, elle sera recueillie par une meute de loups, grâce à laquelle elle survivra. Or, l'histoire qui a bouleversé des millions de personnes est une supercherie... L'auteur a avoué jeudi que l'histoire de son épopée n'était qu'une oeuvre de fiction
Plusieurs mois de doutes Fin janvier, Serge Aroles, chirurgien et spécialiste des enfants-loups, publiait un argumentaire sur Internet, pour dénoncer "une escroquerie monumentale". Il explique que, dans l'histoire de l'humanité, par accident, une louve solitaire en état de pseudo-gestation ("grossesse nerveuse") a pu secourir et allaiter des nourrissons, mais que, jamais, un enfant n'a vécu au sein d'une meute de loups.
Aroles mentionne en outre nombre d'invraisemblances: la fillette déchire de ses dents la peau du gibier et croque ses os ("Essayez donc, même avec des dents d'adulte") ; elle lape l'eau avec efficience ("Là encore, essayez donc") ; ses blessures guérissent grâce à la salive des loups (surinfectée) venus les lui lécher... Il souligne aussi "des inventions dont le délire est inégalé": les loups de la meute partent chasser en laissant à la fillette la garde des louveteaux ; une louve la "réprimande" parce qu'elle urine comme un mâle, en levant la patte.
Entre-temps, l'éditrice américaine de Misha Defonseca, depuis longtemps en conflit financier et juridique avec l'auteur, a reçu des documents qu'elle a diffusés sur Internet : le certificat de baptême, à Etterbeek, de "Misha" (de son vrai nom, Monique Dewael), fille d'un fonctionnaire communal, née en 1937, et un registre scolaire de Schaerbeek de 1943-1944, où figure le nom de la fillette. Ce qui voudrait dire que, en 1941, année où "Misha" fuit à l'est, elle avait en fait 4 ans, et non 7 ; et que, lors de son prétendu séjour chez les loups d'Ukraine, elle était scolarisée à Bruxelles... Le 20 février, Regards, la revue du Centre communautaire laïc juif de Belgique, reprenait cette affaire, citant Aroles, ainsi que l'historien de la déportation des juifs de Belgique, Maxime Steinberg, également convaincu qu'il s'agit d'une affabulation. "Cette personne raconte la persécution des juifs et sa fuite au printemps 1941, nous précise-t-il. Or la persécution n'a débuté que le 4 août 1942. Et la discrimination a tout d'abord été administrative. Tous les juifs ont dû aller s'inscrire sur un registre à la commune. Non seulement aucun Dewael n'y figure, mais son père, Robert, s'il avait été juif, n'aurait plus pu exercer une fonction publique. Il est vrai qu'il est mort dans une prison allemande, mais pas forcément pour actes de résistance. Je continue à chercher mais, jusqu'à présent, je ne trouve pas trace de son nom parmi les résistants. De toute manière, nous sommes en présence d'une imposture heurtante, d'une dérive qui utilise l'image de l'orphelin de la Shoah pour une opération financière fructueuse." Nos confrères du Soir ont révélé que Misha Defonseca niait toute supercherie. En outre, le 25 février, ils publiaient une photo de Misha Defonseca de 1977, où l'on voit les - jolies - jambes de la dame. Le hic ? La réalisatrice du film, Vera Belmont, avait déclaré qu'elle avait cru à la véracité du récit en voyant "les jambes violacées, les pieds déformés" de la protagoniste. Il s'agirait donc de très normaux outrages du temps... Jeudi soir, Misha Defonseca a mis fin à la polémique. "Je me suis raconté une vie, une autre vie. Je demande pardon", a-t-elle déclaré. Face à des preuves irréfutables, rassemblant notamment la biographie de résistant de son père et le témoignage confondant d'une de ses cousines retrouvées à Bruxelles, Misha Defonseca a donc avoué.
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