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 La Nation arabe revistée

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Pierre
Terroriste Bègue
Terroriste Bègue


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Date d'inscription: 21/07/2007

MessageSujet: La Nation arabe revistée   Mar 2 Juin - 20:14

La Nation arabe ne s’étendant, ethniquement, culturellement, linguistiquement, tribalement, tectoniquement et culinairement parlant que sur le territoire asiatique (Sinaï inclus !), il est totalement obsolète et utopiste d’avoir comme but ultime l’union des pays « de l’Océan au Golfe » comme disent les Baathistes ! Je suis nationaliste mais je n’accepte pas cette idée car, malgré l’attitude répugnante des gouvernements arabes de la péninsule du même nom, le principal boulet qui empêche une fusion et qui dans bien des cas sali notre image est le boulet dit « africain ».
Les « Arabes d’Afrique » se divisent en deux grandes aires géographiques et culturelles bien distinctes : la première zone est celle qualifiée de nilotique ; elle comprend bien entendu l’Egypte et le Soudan mais englobe également les pays « arabes » de la corne de l’Afrique (Somalie, Djibouti, Erythrée) ainsi que l’archipel des Comores.

Espace nilotique :


La seconde zone est celle qualifiée d’amazighe ; elle comprend tous les pays du Maghreb (Lybie, Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie) ainsi que d’immenses territoires sahariens et sahéliens qui, en plus de l’hypocrisie totale quant à la prétendue arabité des Africains du nord, ne sont même pas membre à part entière de la Ligue Arabe.
A titre de bref rappel historique, il n’y a que trois grandes tribus arabes qui ont pénétrées sensiblement le territoire africain. Ce sont les Banû Hilâl, les Banû Sulayyim et les Banû Ḥasan or, ces tribus, qui au maximum de leur effectif n’ont pas comptées plus de 250000 individus se sont diffusées sur un territoire de près de 25 fois la France, cela depuis plus de dix siècles aujourd’hui. Le tout sans oublier de tenir compte que cette région était peuplée à l’époque par des millions et des millions d’Africains. Je vous laisse imaginer la proportion « d’Arabes » aujourd’hui...
De surcroit, presqu’aucun habitant d’Algérie, du Maroc de Mauritanie ou de Tunisie n’est capable de décliner sa généalogie, car ces derniers ont tous changés leurs patronymes sous l’occupation française afin de facilité le recensement des populations

Espace amazigh :



Je n’écrit pas cela pour rabaisser la culture nilotique ou amazighe, bien au contraire, j’essaye de démontrer ici que tous les nationalistes issus de pays arabes ne veulent pas arabiser les peuples d’Afrique du nord, mais au contraire, les considérés comme faisant partie d’autres entités à part entière et que, de par ce fait, nous ne devrions plus tentés de les convaincre d’une hypothétique arabité, mais plutôt, de les exclures (exclusion volontaire) de la Ligue Arabe et de les encouragés à s’unir entre eux comme bon leur semble ! Les nationalistes berbères, nubiens ou coptes, pour ne citer qu’eux, seraient tout de suite d’accord avec cela.
Les vrais pays arabes sont ceux du Croissant-Fertile (Liban, Syrie, Irak, Koweït, Palestine et Jordanie) ainsi que ceux de la Péninsule Arabique (Arabie Séoudite, Yémen, Oman, Emirats Arabes Unis, Qatar et Bahreyn). Des territoires historiquement et encore ethniquement arabe se trouvent dans le sud de la Turquie (Taurus, Haute-Jézireh, Alexandrette et Antioche) ainsi que dans le sud-ouest de l’Iran (Arabistan).

Espace du Croissant-Fertile :



Vous pouvez remarquer sur cette carte que l’île de Chypre est intégrée à la Nation, cela est due au fait que sa culture initiale se rattache à la ville syrienne d’Antioche et que, de par ce fait, elle peut être intégrée à cette entité.
Il est pertinent également de souligner le fait que les territoires arabes aujourd’hui en Turquie ont été intégrés ainsi que l’Arabistan qui est aujourd’hui à l’intérieur des frontières iraniennes.
Le Sinaï a toujours été un territoire arabe et asiatique contrairement à ce que l’on pense ; en effet, cette péninsule fut tout au long de l’histoire peuplée de tribus sémites et plus particulièrement arabes. C’est d’ailleurs par cette « brêche » que les tribus mentionnées plus haut ont pu s’introduire sur le continent africain.
Aujourd’hui, cette région fait partie intégrante de l’Egypte mais notre modèle de partition légitime inclut une restitution de cette province asiatique au domaine dit de la Grande-Syrie.
Espace de la péninsule :




Les autres pays « arabes » n’ont que deux objectifs qui les poussent à s’afficher comme tel. Le premier objectif est l’apanage de l’Egypte qui, prétextant une démographie imposante voudrait se posée en « leader » des Arabes. Le second vient de tous les autres pays « arabes » d’Afrique ; il s’articule sur les aides reçues pour améliorer leurs niveaux de vies catastrophiques et désastreux à l’image de ce continent de la fainéantise et de l’assistance qu’est l’Afrique. Bien sur, il y a des degrés divers dans ce processus de racket légalisé ; il est évident qu’un pays comme le Maroc (malgré sa pauvreté affligeante), soutire moins d’argent en terme de proportions par rapport au nombre d’habitants qu’un pays comme les Comores.

A titre d’anecdote, la première fois que le président djiboutien Hassan Gouled Aptidon a participé à une session de la Ligue Arabe, il était muni d’une oreillette car il était incapable de comprendre un traître mot de sa sois-disant langue officielle !
Je pourrais m’attarder en citant des dizaines d’exemples du genre mais là n’est pas le but. J’apporte mon soutien aux vrais nationalistes arabes/syriens et nord-africains qui sont prêts, dans un but salutaire, à se séparer pour former des entités différentes.

Continué à vouloir affirmer stupidement que les Nord-Africains sont des Arabes, où tout du moins sont en partie arabe, équivaudrait à prétendre que la Jordanie est un pays aryen de type caucasien (alusion à la minorité tcherkesse qui fut déportée par les Ottomans vers Amman) ! C’est abhérent, historiquement faux et trompeur aux yeux ou aux oreilles d’un
Occidental mal avisé (c’est-à-dire presque tous) sur les questions ethniques du « lac des cultures ».
Malheureusement de nos jours, une immigration galopante en provenance du Maghreb à diffusée cette image totalement éronnée en Occident. Un exemple : un Kabyle (pur amazigh) sera aux yeux d’un Français bien plus arabe qu’un Irakien !
Ils confondent arabité et arabisation et de surcroit, même cette dernière n’est que partielle et gravement lacunaire. De toute façon, ce ne serait pas un critère suffisant pour en faire des Arabes ; cela reviendrait à dire alors que les Nigérians sont des Anglo-Saxons puisqu’ils s’expriment dans la langue de Shakespearre.
J’appelle les Amazighs et autres Africains « arabisés » à ouvrir les yeux. Si vous souhaitez avoir une chance de revivifier votre culture, il faut que vous entamez les démarches qui vous amméneront à quitter la Ligue Arabe.

Il y a bien des problèmes générés par l’ « arabité » des Africains du nord, nous avons évoqués plus haut la langue et l’ethnie, mais un troisième problème majeur se doit d’être signalé ; c’est celui de la religion.
En effet, à part la dizaine de million de Coptes égyptiens et d’autres minorités juives, chrétiennes et animistes au Soudan et au Maghreb, l’intégralité du reste des habitants de ces régions, c’est-à-dire 200 millions d’individus grosso modo est musulmane et à 95% sunnite.

Disparité sunnite/chiite entre le Mashreq et le Maghreb :


Cette uniformité confessionnelle entache l’image des Arabes dans le monde. Une grande majorité des Occidentaux considère que les Arabes sont tous musulmans et que les Musulmans sont tous arabes. Les minorités religieuses du Moyen-Orient sont les premières à pâtir de cette idée reçue totalement fausse.
Un Chrétien orthodoxe jordanien, un Baha’i palestinien, un Druze libanais, un Alaouite syrien, un Yézidi irakien ou encore un Chiite koweïti est « désarabisé » par les médias et les rumeurs (alors que le fer de lance du panarabisme fut le fruit des efforts constants de ces minoritaires) au profit d’Africains du Nord qui n’ont rien d’arabe.

Répartition des Druzes :


Répartition des Kurdes :



Cette injustice pousse ces minoritaires à devoir constament « faire leurs preuves » - alors qu’ils ont déjà tellement donnés pour ne rien recevoir en échange - et les exposent à une eventuelle vindicte de la part de Takfiristes qui pourraient leurs préférés les Africains du Nord, qui eux, sont presque tous sunnites.

Les populations d’Afrique du Nord ne font rien pour changer cela, au contraire, elles essayent constament de mettre leur « arabité » (qui n’est en fait qu’une arabisation défectueuse) en avant en cimentant tout cela sur l’islam et plus particulièrement le sunnisme. Ce phénomène à prit une telle ampleur qu’un Algérien par exemple, se sent avoir plus d’affinités avec un Sunnite bengali qu’avec un Arabe druze ou chrétien.

Même le conflit nationaliste palestinien a été tronqué par ces individus en lui donnant une connotation religieuse qui peut être résumée comme tel : Nous, les gentils Musulmans (sunnites), faisons face à la barbarie juive et a leurs alliés naturels, à savoir les Nazaréens.
Alors qu’en réalité le conflit oppose des nationalistes arabes/syriens de toutes confessions (y compris juive !) à des sionistes qui n’ont aucune attache religieuse.
Nous observons dans ce conflit un regroupement de tous les extrêmismes religieux en vue d’une partition globale du Moyen-Orient en une multitude de petits états tampons à caractère confessionnel et/ou ethnique.
Le fardeau que la Nation arabe/syrienne porte sur ses épaules est constament allourdi par les demandes et les attitudes de ces nouveaux « arabes ». Entre les comportements quasi-traîtres des Maghrébins, les accords de paix égyptiens avec l’ennemi ainsi que les subsides constants alloués aux états de la Corne de l’Afrique, nous n’arrivons pas à nous focaliser sur le problème essentiel qui est de libérer toutes les terres arabes/syriennes occupées ainsi que de les unifiées. Je ne souhaite voiler la face à personne en prétendant qu’il n’y a pas de gouvernements traîtres dans l’Asie arabe, cependant la proportion de ces derniers est nettement plus faible. La Jordanie à effectivement signé un traité de paix avec l’ennemi mais cela ne suffit pas à qualifiée toute la région de collaboratrice.

Un autre problème alimenté par des disparités autant effrayantes qu’inexplicables est celui de l’analphabétisme. Je m’explique, l’Afrique « arabe » est rongée par ce fléau et ne fait pratiquement aucun effort depuis des décennies aujourd’hui pour remédier à cela.
La timide réaction tunisienne ou la mascarade orchestrée pour charmer les masses par le tyran du Maroc n’ont rien de concret. En Asie arabe, seul deux pays sont de mauvais élèves mais ils ont chacun d’entre eux des raisons évidentes qui sont autant de circonstances atténuantes, ces pays sont l’Irak et le Yémen.
Tunisie exclue, l’Afrique « arabe » possède un taux d’analphabétisme oscillant entre les 35 et les 70% tout sexe confondu ! En Irak, suite aux guerres successives, ce taux est de 59% et au Yémen, tenant compte du fait que ce soit le pays arabe le plus pauvre, ce taux à malheureusement atteint les 62%.

Partout ailleurs, il est très bon voir excellent. Ce qui frappe d’emblée, c’est que des pays comme le Liban ou la Palestine qui sont en guerre quasi-ininterrompue depuis 60 ans maintenant ont des taux d’alphabétisations avoisinants les 90%. Leur économie étant paralysées, il est totalement anormal que des pays comme le Maroc ou l’Egypte affichent des scores aussi alarmants. La seule explication qui vient à l’esprit et qui paraît plausible est le laxisme des autorités associé à la fainéantise des peuples !

Pour revenie au problème identitaire des Africains du Nord, je vous renvoi à l’article du politologue égyptien Masri Feki :

« Je refuse le concept de Monde Arabe, je préfère celui de monde arabophone. Le partage d'une langue commune - du moins officiellement - ne signifie en aucun cas l'adhésion à une seule et même nation. Les Français, les Belges wallons, les Québécois et de nombreux Africains sont francophones de naissance; on parle de francophonie mais pas de Monde Français. De la même façon que les pays anglophones ne constituent pas une seule et même nation. Les Tadjiks et une grande partie des Afghans parlent le persan, ils ne sont pas pourtant Iraniens. Si les populations autochtones en Afrique du Nord font majoritairement usage de la langue des Arabes, cela ne fait pas d'eux des Arabes. Dans ce sens, l'arabisme d'Afrique du Nord est un arabisme idéologique avant tout, mais qui ne correspond en aucun cas à la culture de cette région, à son patrimoine historique, ni aux aspirations d'une grande partie des Berbères, c'est-à-dire ceux parmi les populations locales qui sont restés fidèles à leurs origines. »
« L'Egypte a toujours eu sa propre culture, son propre nationalisme, même après avoir adopté la langue arabe comme langue nationale, tout comme de nombreuses nations dans le monde ont adopté la langue de leurs anciens colonisateurs (le français et l'anglais en Afrique, l'espagnol en Amérique latine etc.). Le concept de pays arabe n'est apparu au Caire qu'en 1937 dans un discours du Premier ministre wafdiste Nahas Pacha, sous le règne du roi Farouk Ier. Le fondateur du même parti, Saad Zaghloul, devrait se retourner dans sa tombe à ce moment. Zaghloul était un fervent opposant à l'adhésion de l'Egypte dans l'ensemble arabe qui était en train de se constituer au lendemain de la Grande Guerre sur les décombres de l'Empire ottoman. L'Egypte a toujours été perçue par les Arabes eux-mêmes comme un pays indépendant. Elle n'a ainsi pas été prise en compte dans tous les projets pan-arabes du début du siècle dernier. Au Caire, il existe un quartier résidentiel que les Egyptiens surnomment le quartier des Arabes en référence aux riches familles de cheikhs venus d'Arabie qui y résident. Cela démontre bien que le mot arabe renvoie aux peuples d'Arabie pour l'Egyptien moyen. »

« La berbérité est très méconnue en Egypte, je parlerais plutôt de coptité puisque les Egyptiens sont ethniquement des Coptes, c'est-à-dire des Egyptiens dans la langue égyptienne ancienne. Bien entendu, des liens de parenté existent entre Coptes et Berbères. Aujourd'hui, l'appellation désigne pour certains les Chrétiens de ce pays, alors qu'elle recouvre plus de 95% des habitants d'Egypte, le reste étant des descendants de colons arabes ou turcs. Prétendre que les Egyptiens sont des Arabes équivaut à affirmer que les Brésiliens sont des Portugais ou que les Ivoiriens sont des Français. Malheureusement, les manuels scolaires égyptiens, la littérature officielle, l'histoire du pays réécrite dans les bureaux du parti unique ne fait aucune référence au passé préislamique de l'Egypte, mettant un trait sur plusieurs millénaires d'histoire égyptienne antérieure à l'invasion des hordes musulmanes sous l'égide du général Amr ibn el-As. Mais tous les Egyptiens ne se soumettent pas à ce déni de l'histoire. Récemment un nouveau parti politique, baptisé Masr el-Umm (L'Egypte Mère-Patrie), a vu le jour au Caire et a pour objet principal de désarabiser l'Egypte, de rendre au pays son âme. »


Pierre

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Les hiboux ne conaissent d'autres chansons que leurs propres ululements.

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