En réaction à la citation de Prufrock (expert en poissonnerie, ça me fait marrer j'attends une réponse pour un poste de qualiticien), comme par hasard d'un mathématicien, individus trop rigide, suffit de les voir s'étriper entre classiques et bayésiens.
J'ouvre ce topic avec la parole du maitre:
« Je pense que l'on est fondé à parler de science à propos de la sociologie. Nous travaillons à être vérifiables et falsifiables. Je dis qu'on peut me réfuter avec des arguments scientifiques. Jusqu'à présent, ça reste encore à faire. J'en profite pour dire ça, parce que j'y tiens beaucoup. Jusqu'à présent, j'ai été l'objet d'attaques mais jamais de réfutations au sens rigoureux du terme. L'une des raisons de ma tristesse dans le champ intellectuel français, c'est que j'ai beaucoup d'ennemis mais je n'ai pas d'adversaires, c'est-à-dire des gens qui feraient le travail nécessaire pour m'opposer une réfutation. »
(Bourdieux, entretiens d'hier et d'aujourd'hui, avec Roger Chartier, France-Culture, 1988)
Popper lui même a défendu les sciences sociales:
"L'examen logique des méthodes employées en économie aboutit à un résultat applicable à toutes les sciences sociales. Ce résultat montre qu'il existe dans les sciences sociales une méthode purement objective, qu'on peut appeler méthode de compréhension objective ou logique de situation. Une science sociale pratiquant la compréhension objective peut être développée indépendamment de toute idée subjective ou psychologique.
Cette méthode consiste à analyser suffisamment la situation de sujet agissant pour pouvoir expliquer son action à partir de la situation sans faire appel à la psychologie".
Popper : "La logique des sciences sociales"
Une science empirique mais opérationnel, même si comme dans beaucoup de science "môle" ont ne peut que dégager que des tendances, pas des lois stricte comme en science dure.